Cette victoire qui manque à Federer 04/06/2011

article_RTR2N9BD.jpg

Au fond de lui, Roger Federer n'attend que cet instant. Le Suisse est déjà consacré légende du tennis de son vivant du très haut de ses 16 victoires en Grand-Chelem, il lui manque toujours cette victoire sur Rafael Nadal à Roland-Garros.  Sans vouloir dévaluer son sacre parisien en 2009, on a toujours attendu de sa majesté Roger qu'il domine Rafa sur sa terre chérie, comme l'Espagnol a eu l'audace et le talent de le faire à Wimbledon en 2008.

Roger a-t-il les moyens et le jeu pour y arriver? Je ne sais pas. Je partage l'avis d'un Wilander qui malgré son immense admiration pour le Suisse a toujours dit ce dernier adoptait le mauvaise schéma face à Nadal sur terre.  Il l'avoue lui-même, il n'a jamais su trop comment s'y prendre face à l'Espagnol, son jeu de gaucher et ce diabolique lift en coup droit. C'est sans doute plus facile à écrire qu'à réaliser, mais Federer doit tenter d'écourter l'échanger et plus monter  à la volée contre le meilleur défenseur de l'histoire du tennis.  En fond de court, il est promis à une belle mort, mais une mort quand-même.

Ce jeu-là, il a réussi à le pratiquer l'instant d'un premier set  gagné (6-1) en finale en 2006. Reproduire ce niveau de tennis avec la prise de risque que cela comprend sur trois sets tient presque du miracle, mais Federer n'en serait pas à son premier. Il l'a encore montré en demi-finale en brisant la série de 40 victoires de Novak Djokovic.  Mais contre «Rafa», il va devoir encore proposer autre chose. Nous surprendre et surprendre son rival préféré. Car j'ai comme l'impression que pour battre Nadal à Roland-Garros, c'est ce dimanche ou jamais. Ce qui rend cette finale que plus excitante.

 

10:01 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (3)

Fan de Richard Gasquet, le plus dur métier du monde 21/01/2011

gasquet.jpg

Avec 121 autres malades, je suis membre sur Facebook du groupe: «Richard Gasquet, c'est ma cocaïne à moi». J'ai aussi rejoins le groupe «J'aime pas Zidane», mais ça c'est une autre histoire. Bref, à chaque début de saison je me dis que je vais décrocher, sauf que je replonge à la première victoire sur un Kazakh sorti des qualifications venue. Richard Gasquet est une cause sentimentale, une cause esthétique mais une cause perdue d'avance, il ne faut pas se voiler la face.

Je dois surtout me faire une raison. A part sa victoire en double mixte à Roland-Garros avec Tatiana Golovin, Richard (je me permets de l'appeler Richard) ne gagnera jamais un Grand-Chelem. A 24 ans, il paraît déjà avoir accepté son sort: être un bon joueur du circuit entre la 20e et la 35e place à l'ATP, gagner un ou deux tournois mineurs dans la saison et se dire que, oui peut-être, il aurait pu faire mieux. Avec sa franchise confondante, Gasquet avoue tout cela en conférence de presse après défaite contre Tomas Berdych à l'Open d'Australie.

Lire la suite

16:03 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (11)

Comment j'ai adopté Monfils 19/09/2010

article_monfils.jpg

La France est en finale de la Coupe Davis et peut dire merci à Gaël Monfils. Trois points en trois matchs, la Monf' a tordu sur son passage des gars comme Kohlschreiber, Ferrer et Nalbandian. Merci et respect.  Mais il faut avouer, Gaël Monfils me tapait un peu sur les nerfs à ses débuts. Trop de show,  du physique plus que de la technique, un revers qui pique les yeux et le souvenir de cette branlée contre Canas pour son premier Roland-Garros après une arrivée sur le court digne d'un boxer sur le retour à Las Vegas.  Autant d'éléments pour crier à la hype sans lendemain. Et puis, j'ai toujours eu un faible pour Richard Gasquet. Une histoire d'accent et de revers sans doute.


Cinq ans plus tard, je dois réviser mon jugement. Monfils gagne à être connu et supporté. Derrière le déconneur qui roule des mécaniques se cache un personnage attachant, un type qui doute et ne cherche pas à passer pour un de ces robots qui arpentent le circuit ATP.  Bien sûr, le joueur hésite  parfois entre le grandiose et le n'importe quoi, mais au moins il ne laisse pas indifférent. Et en sport, il n'y a rien de pire que l'indifférence. Gaël Monfils pourrait d'ailleurs reprendre à son compte cette phrase tirée de la passionnante autobiographie de Laurent Fignon: «Le cyclisme est un art vivant, les cycliste qui  l'oublient sont déjà en léthargie». Et la léthargie c'est quand-même très chiant à regarder.

11:06 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tennis, gael monfils