Angleterre – France: On n'est pas plus avancé 27/02/2011

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Après avoir gagnée deux matchs qu'elle aurait pu perdre (contre Ecosse et surtout Irlande), l'équipe de France de rugby a perdu une rencontre que l'Angleterre a bien failli ne pas gagner. Annoncée comme la huitième merveille du monde, l'Angleterre de Martin Johnson était prenable samedi Twickenham, même pour un XV de France, courageux, mais toujours sans idée et sans fil conducteur. Lucide dans l'analyse - au moins - Marc Lièvremont a raison de ne pas embrasser cette courte défaite (17-9) comme du bon pain.

Les Bleus ne sont pas passés par la case Waterloo et la raclée redoutée.  La défense a tenu la route cette fois à part sur un énième instant d'égarement aux retours des vestiaires, mais le mal le plus profond est à diagnostiquer dans l'animation offensive. Lors du naufrage australien, les critiques s'étaient focalisées sur la démission défensive et un peu oubliées l'apathie en attaque de cette équipe. Ce n'est pas nouveau, les Bleus manquent de vitesse dans leur jeu, d'idées, les ballons sortent trop lentement, à part Servat personne n'avance  à l'impact. Samedi, un chiffre stigmatise cette impuissance : 130 passes, zéro franchissement. Comme l'écrit avec vacherie mais à propos Pierre-Michel Bonnot dans l'Equipe : «ça frise l'acharnement thérapeutique».

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Et que dire de l'acharnement de Lièvremont à maintenir Yoann Huget? En cinq matchs chez les Bleus, l'ailier de Bayonne a prouvé qu'il n'avait pas - encore - le niveau international. Je pourrais épiloguer pendant un moment sur les choix de Lièvremont et de son comité de sélection (Picamoles et Malzieu oubliés, Chabal hors de forme et titularisé, Poitrenaud oublié puis rappelé et qui joue la peur au ventre). Non, ce qui reste le plus inquiétant c'est qu'on ne sait toujours pas où veut aller à cette équipe. Ah oui en Nouvelle-Zélande pour une Coupe du monde de rugby. Mais pour quoi faire ? Ca c'est une autre question.