Yoann Gourcuff ne répond plus 17/03/2011

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Bien sûr, il ne doit pas porter le poids de la raclée reçus par Lyon à Madrid sur ses seules épaules (3-0). Mais Yoann Gourcuff n'est pas, n'est plus, un joueur comme un autre. Courir comme un fondeur éthiopien et faire preuve de la meilleure volonté du monde ne suffisent plus. Quand on est le meneur de jeu de son équipe et accessoirement son plus gros investissement, il faut être décisif sur une pelouse. Comprendre: réaliser des gestes interdits au commun des milieux défensifs.

>> Un match à revivre en live ici

Or sur la pelouse de Santiago-Bernabeu, le Breton a paru flotté dans un costume de maître à jouer dix fois trop grand pour lui. Très loin, trop loin de soutenir la comparaison avec un fantastique Mesut Ozil.  A ne pas tenter, Gourcuff risquait de ne pas rater grand-chose. Il m'a fait l'impression d'un élève à qui on prête quelques dispositions et qui cherche à juste assurer la moyenne. Le pire, c'est sa non-performance de mercredi ne l'a mérite même pas.

Pour ces détracteurs de toujours, la preuve est apportée de son inconséquence. Je n'irais pas jusque là. Je suis persuadé que Yoann Gourcuff reste un excellent footballeur. Il a du ballon, du volume de jeu mais sa lenteur paraît quasi-rédhibitoire pour en faire un joueur hors-norme. Ce genre de garçon qui justifie un investissement de 22 millions d'euros de la part de Jean-Michel Aulas. Yoann Gourcuff n'est-il qu'un très bon joueur de Ligue 1? En ce moment, il n'arrive pas à prouver le contraire.

«Le foot c'est nul» 06/03/2011

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Contre l'invasion de la Premier League sur les antennes de Canal, j'ai toujours défendu notre brave Ligue 1. Avec un argument: «on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son championnat». Mais il y a des soirs comme ce 5 mars 2011 et cette 26e journée, où je dois me rendre à l'évidence: il faut être masochiste pour passer ses samedis soir devant «ça». «Ca», c'est quatre buts en sept matchs, des entraîneurs qui pensent qu'ils seront traduits devant le TPI s'ils osent faire rentrer un second attaquant et des équipes «bien en place» comme aime à radoter les consultants de Foot Plus.

>> Une triste soirée à revivre en live ici

Samedi soir, j'ai repensé à la banderole déployée par les Sharks, un petit groupe de supporters toulousains en 2008. C'était bref, concis et ça venait du cœur : «le foot c'est nul». Le masochisme et l'amour de son club à ses limites. Personnellement, je suis capable de m'infliger les pires purges du TFC.  Qu'il neige, qu'il vente et que Santander soit titulaire. Mais qu'en est-il d'un spectateur moins impliqué? Et bien, il vaque à d'autres occupations et il a raison.

Je ne vais pas refaire le débat de la formation à la française et des entraîneurs de Ligue 1, mais je constate que la philosophie de jeu de la plupart d'entre eux se résume à bien défendre et à marquer sur un malentendu. «Bien en place», le mantra de notre Ligue 1. Même quand elles attaquent, beaucoup équipes donnent l'impression de d'abord se préoccuper de leur repli défensif. Dans ce sens, le championnat de France est l'un des plus durs au monde. Personne ne s'y ballade, chaque but se mérite. Mais qu'est-ce qu'on s'ennui!

 

13:56 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, ligue 1

Drogba: Marseille tu l'aimes ou tu te tais 02/03/2011

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Mardi soir à Stamford Bridge, Didier Drogba a vu la première heure de Chelsea – Manchester United (2-1) depuis le banc de touche. Dimanche, le Daily Mail avançait  que l’attaquant des Blues avait menacé ses dirigeants de quitter le club en fin de saison s’il ne débutait pas cette rencontre (lire ici). Et comme d’habitude, Drogba aurait évoqué Marseille comme point de chute éventuel. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais Didier Drogba aime l’OM, passionnément, à la folie. Il ne rêve que de retrouver la Véldodrôme, de diviser son salaire par deux pour faciliter son retour. Ah, non ça il ne l’a jamais dit.

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Lyon - Real Madrid: les notes 23/02/2011

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A l'occasion de ce 8e de finale aller de Ligue des champions entre l'OL et le Real (1-1), je m'essaye à un nouvel exercice: la notation des joueurs. A l'avance, je m'excuse si je suis encore plus peau de vache que mon prof de maths en 3e.

Lloris (5,5/10)

RAS ou presque en première mi-temps si ce n'est ce coup-franc de Ronaldo bien détourné. A la reprise, il est sauvé deux fois par ses montants (la classe des grands gardiens paraît-il) avant de voir le pointu de Benzema passer entre ses jambes. Même après dix ralentis, j'ai du mal à dire si sa responsabilité est engagée sur ce but. Alors...

Réveillère (7)

La valeur sûre. Il a maîtrisé Ronaldo comme la saison dernière et s'est même permis quelques montées. On peut toujours chipoter sur son placement sur le but de Benzema. On peut aussi regretter François Clerc. Non, ça on ne peut pas.

Cris  (6)

Sur l'envie et sur le métier, il a livré une grosse première mi-temps avant de fatiguer quelque peu par la suite. Il gagne un point pour sa remise décisive pour Gomis.

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Brandao, non il ne m'a pas touché 21/02/2011

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Un peu comme les filles pas plus jolies que ça qui ont une chouette personnalité, Brandao est un attaquant muet devant le but mais «qui pèse sur les défenses».  Un voisin de bureau d’Emile Heskey ou Jan Vennegoor of Hesselink (salut les Lyonnais) si vous voulez. Cette saison, le Brésilien doit beaucoup peser alors. Soyons bêtes et méchants et parlons chiffres, Brandao c’est un but et quatre passes décisifs en 18 matchs de Ligue 1 cette saison (dont 12 comme titulaires). Pourtant, on entend et on lit encore qu’il est utile voir indispensable à l’OM. J’ai d’ailleurs l’impression qu’il y a presque un certain snobisme à dire du bien de Brandao, à le défendre contre ses supporters marseillais forcement injustes.

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Lyon n'est pas guéri 19/02/2011

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Vous allez me dire que pour oser écrire que Lyon tousse encore alors que Gourcuff et ses partenaires restent sur un 4-1 à Saint-Etienne et un 4-0 contre Nancy, il faut être ceinture noire de mauvaise foi ou s'appeler Jérémie Janot. D'accord, Lyon va mieux et on a même vu une équipe séduisante par moments ce vendredi à Gerland face à des Nancéens qui ne sont jamais remis de la Panenka raté par Hadji à 1-0. Alors pourquoi je ne suis pas prêt à mettre mon PEL sur cet OL?

Déjà, il y a cette défense qui ne dégage toujours pas une sérénité de tous les instants. A Saint-Etienne, elle a frôlé le KO technique lors des 20 premières minutes avant de se reprendre. Ce n'est pas un scoop, Cris ne rajeunit pas et je ne suis pas le plus grand fan de Diakhaté qui risque de montrer ses limites face au Real.  Lovren est une alternative mais manque encore un peu constance. Et je ne parle même pas du placement parfois aléatoire de Cissokho sur son côté gauche.

Puel peut-il sacrifier Lisandro?

Et puis il y a bien sûr le cas Lisandro Lopez. Entre l'Argentin et Claude Puel, le point de rupture est bientôt en vu. Sans revenir sur cette improbable blessure jeudi à l'entraînement (détaillée ici), Licha n'est plus l'avant-centre incontournable de l'OL. Actuellement - et son match à Nancy l'a encore prouvé - Bafé Gomis est indispensable à Lyon en pointe. La solution pour Lisandro serait d'accepter son sort et de se décaler sur le côté gauche. Sauf qu'à bien observer les matchs où il a occupé ce poste, Lisandro est partout sauf à gauche. Que faire pour Puel ? Se passer de sa star au nom de l'équilibre de son équipe ? Sortir Gomis et replacer «Licha » dans l'axe avec le risque de casser la dynamique positif du premier? Oser un 4-4-2 qu'il n'aime pas ? Je ne sais pas s'il existe une bonne solution.

A l'image de l'esquisse de retour en forme de Yoann Gourcuff (qui n'a jamais marqué que son 2e but de la saison face à Nancy), le redressement lyonnais demande confirmation. Ca tombe bien avec un 8e de finales aller de Ligue des champions contre le Real Madrid et un choc de Ligue 1 contre Lille la semaine prochaine, on devrait être très vite fixé sur l'état du patient lyonnais.

La Ligue Europa ce n'est pas pour les chiens 04/11/2010

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Le football français n'aime pas la Ligue Europa et cette dernière lui rend très bien. Appelez-la Ligue Europa ou Coupe UEFA, toujours est-il qu'on cherche encore le nom d'un club français au palmarès. Et on n'est pas prêt de le trouver vu le dédain de nos clubs pour cette compétition. C'est vrai que du haut de ses deux victoires en Coupe d'Europe en 65 ans, le foot tricolore peut se permettre de jouer au blasés (au passage des pays comme la Belgique, le Portugal, l'Ecosse ou l'Ukraine font mieux).

Et chaque année, il faut subir ce discours petit bras de la part de dirigeants et entraîneurs. «Mais on n'a pas l'effectif nécessaire pour jouer sur tous les tableaux.  Et la Ligue Europa c'est le jeudi et le jeudi ce n'est pas pratique pour bien récupérer avant le match du dimanche. Et puis les matchs sont diffusés sur W9 et Direct 8».  Pourtant quand je vois Fulham se hisser en finale la saison dernière, j'ai tendance à me dire qu'un club français pourrait en faire autant. Mais non. Quand une formation française prend la porte en Ligue Europa, c'est tout juste si elle n'organise pas une parade en ville et paye le champagne à ses supporters.


Mais vous comprenez, si Marseille a été champion de France c'est grâce à l'élimination face à Benfica. Et Lille a raté sa qualification en Ligue des champions pour avoir lâché bêtement des forces en essayant d'éliminer Liverpool.  D'ailleurs, les Lillois en sont tellement persuadés qu'ils évitent d'aligner leurs meilleurs joueurs cette saison. Pour l'instant, le PSG paraît plus concerné. Mais jusqu'à quand? Il suffit que les Parisiens se retrouvent à proximité du podium à l'approche du printemps (ou au bord de la relégation, on ne sait jamais avec le PSG) pour que la Ligue Europa soit passée par pertes et profits. Tant pis, il reste toujours la Ligue des champions pour se rattraper. Ah, ah...

PS : Par pudeur j'ai préféré ne pas évoquer les prestations de mon TFC dans cette compétition.

11:11 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, ligue europa

Foot ou rugby, j'ai tranché 23/10/2010

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Naître à Toulouse dans une famille portugaise, c’est être très tôt confronter à cette question existentielle: «Alors plutôt foot ou rugby mon garçon?» Ma mère s’est très vite chargée d’y répondre à ma place. Je n’ai jamais ou presque tâté du ballon ovale, maman préfère encore me voir démineur en Irak qu’à la merci d’une fourchette dans un ruck. Foot ou rugby alors? Dans un bel élan œcuménique, l’Equipe Mag pose la question en une (où Michalak dit la Mich’ fait de l’œil à un Barthez que j’ai connu au Stadium avec des cheveux et Beto Marcico pas très loin). Oui, nous dit l’Equipe Mag, on peut aimer les deux. Tu parles d’un scoop.

Comme on ne peut pas répondre «les deux» à la question «Beatles ou Stones?» il faut aussi se déterminer entre foot et rugby . Malgré des années de souffrance, de Ligue 2 et le mal qu’a fait ce sport à ma vie affective, je suis et je reste un footeux. Je n’y peux rien. Le foot me prend aux tripes alors le rugby tient plus du plaisir esthétique. Quand le TFC obtient une place en Ligues des champions par miracle, j’ai envie d’embrasser mon voisin (désolé Seb). A côté de ça, le dernier titre européen du Stade Toulousain a juste débouché sur une pinte à la sortie du Stade de France. J’ai honte, mais le foot me met dans des états inconvenants, il bouffe mon esprit, il dévore vos vies. Il suffit de lire ou relire «Fever Pitch» de Nick Hornby ou le fantastique «Une saison à Vérone» de Tim Parks pour saisir la puissance émotive du ballon rond.

 

Je me fais souvent la réflexion suivant quand je traîne avec des supporters de rugby avant un match: Ces gens sont heureux, pas anxieux pour un sous et le houblon n’explique pas tout. Et je compare leur bonhomie avec cette foutue boule au ventre que je sentais monter avant le moindre TFC –Metz. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que le rugby reste une passion saine et mesurée quand le foot vire parfois à l’aliénation. Dans «Une Saison à Vérone», le type assis au stade à côté de Tim Park lui avoue qu’il pense à l’Hellas Vérone en permanence. Et penser à l’Hellas Vérone du matin au soir, c’est moche.

Pour rester sur mon exemple toulousain, je pourrais paraphraser Zidane quand il explique que les supporters du Real vont à Bernabeu «comme ils se rendent à l’opéra». A Toulouse, le Stade ne se doit pas de gagner, il doit aussi respecter une certaine idée qu’on se fait du rugby. Ernest-Wallon / Théâtre du Capitole même combat. Au TFC, on ne connaît pas ses exigences de riches. Ne pas faire trop une saison de merde suffit à notre bonheur.

Pour en revenir au rugby, il y a sans doute chez moi une petite part de snobisme à suivre un sport dont 98% de la population française ne comprend pas les règles en détail. Le rugby demande de la persévérance pour celui qui n’est pas tombé dans la marmite quand il était petit. On se sent parfois largué par son jargon et ses règles qui n’en finissent pas de changer. Intellectuellement, c’est plutôt stimulant mais pas suffisant pour rivaliser avec ce sport de beaufs décérébrés qu’est le foot.

PS: Beatles of course

18:34 Publié dans Autres Sports | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, rugby

En vert et contre tous 25/09/2010

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Techniquement, il existe autant de derby en France que de discothèques au Vatican. Dans tout pays de foot qui se respecte, un derby c'est l'histoire intime de deux clubs d'une même ville, parfois du même quartier (comme Everton et Liverpool.)  Dans notre beau et tolérant pays, un derby peut opposer deux clubs de deux régions différentes. La bonne blague.  A ce rythme, on peut coller cette étiquette à un PSG-Auxerre ou à un Rennes-Bordeaux (et oui, Nantes-Bordeaux en serait un paraît-il).  Je ne vais pas chercher les explications de cette exception française.  Pour aller vite, le football en France s'est constitué selon la règle suivante : «une ville, un club». Et  l'absence de  «vrai» derby  risque de durer encore un petit moment puisqu'aucune ville ne dispose de deux clubs professionnels aujourd'hui.


Si on arrête de mégoter cinq minutes, Lyon - Saint-Etienne reste ce qui se rapproche le plus d'un derby. L'éternelle opposition entre Sainté  l'ouvrière et Lyon la bourgeoise, Hervé Revelli moulé dans un maillot Manufrance contre les coups-francs de Juninho,  ça marche toujours. Quand je pense à Lyon-Saint-Etienne, je vois tout de suite Jérémie Janot se pointer avec un maillot rayés noirs et rouges après une élimination lyonnaise face au Milan AC, des banderoles pas fines dont on a honte de rire, un public un peu pourri gâté contre un autre qui doit s'abonner au site de l'INA pour voir son équipe soulever un trophée.

 

Entre deux pipes (à fumer) Roger Rocher disait que «Lyon serait toujours la banlieue de Saint-Etienne en football».  Si le palmarès de l'OL depuis dix ans tord le cou à cette prophétie, j'ai comme l'impression que les Verts gardent le monopole du cœur comme le dirait un ancien chef de l'Etat.  L'idée de voir Payet et ses copains enfoncer le voisin un peu plus dans la crise, me plaît bien. Pour avoir vécus et survécus aux années de Ligue 2, à ses dirigeants,  à cette affaire de faux-passeports et à quelques-unes des plus grandes impostures croisées sur les pelouses françaises, les supporters stéphanois méritent bien ce petit plaisir sournois.

Le derby selon Jérémie Janot, gardien, amateur de k-1 et sociologue aussi un peu:

 

Le festival d'Arles-Avignon c'est pas du off 18/09/2010

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Marcel Salerno a réussi un sacré tour de force il faut reconnaître.  Ces derniers jours,  Arles-Avignon a mangé médiatiquement le voisin marseillais (qu'il reçoit samedi) et tout cela sans l'aide des scénaristes de «Plus belle la vie». Cette performance, le promu la doit surtout à son président. Arrivé à la tête du club en juin dernier, Salerno a commencé par mettre à la porte Michel Estevan pour mieux le reprendre par la suite. Estevan au passage, c'est juste l'entraîneur qui a hissé le club de la CFA2 à la Ligue 1 en cinq ans. Un détail. Rudi Garcia a connu la même mésaventure la saison dernière, mais l'ACA n'est pas le Losc et Salerno a fini par avoir ce qu'il désirait depuis le départ: le scalpe d'Estevan. Si on ajoute la démission de l'adjoint Robert Duverne (pas son été décidément l'ami Robert), ces cinq défaites en cinq matchs, ces 18 recrues qui s'entassent et doivent se parler en Esperanto, on a comme l'impression d'assister à un suicide en direct avec accent et cigales.

>> Retrouvez ma très mauvaise imitation de Michel Estevan dans le dernier Friday Sport


Mais faut-il être étonné? On parle quand-même d'un club qui a grandi trop vite, d'un club né de l'union improbable de deux villes séparées de 80 kilomètres, d'un club qui devait tout à son entraîneur. Michel Estevan a peut-être ses défauts et ses torts dans l'affaire (je pense à la mise à l'écart de Benjamin Psaume l'un des principaux artisans de la montée en L1), mais il faut reconnaître une chose : Arles puis Arles-Avignon c'était lui. Maintenant, Marcel Salerno dispose enfin d'un club de Ligue 1 pour lui tout seul. Qu'il en profite, car ça risque ne pas durer au-delà de cette saison. Après, rien ne l'empêche de toujours s'amuser à recruter à tour de bras à partir de la base de données de Football Manager 2004 en Ligue 2.