Le bal des éclopés et des oubliés 12/05/2011

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C'est le lot de toute liste pour un sélectionneur, on risque de plus attirer les critiques que les éloges. A la lecture des 32 joueurs retenus par Marc Lièvremont, j'ai tiqué sur quelques choix. Pourtant quand je me suis livré à donner ma liste à la sortie du dernier Tournier, j'ai coché 25 joueurs présents dans celle du comité de sélection de l'équipe de France. Je ne vais donc pas discuter les choix en deuxième, troisième-ligne et pour la charnière puisque j'ai proposé les mêmes noms.

>> Mes 30 pour la Coupe du monde

Non, ce qui me dérange qu'on retrouve deux garçons plus qu'incertains pour tenir leur place en septembre prochain (les Clermontois Domingo et Rougerie), un Fabien Barcella absent des terrains depuis août dernier et qui avait tiré un trait sur cette Coupe du monde, sans oublier Maxime Mermoz dont on ignore tout du degré de forme après sa blessure à l'épaule. Lièvremont l'a avoué lui-même, il ne sait pas trop s'il pourra compter sur eux. Dans les cas de Domingo et Rougerie, je trouve qu'on frise le ridicule. Thomas Domingo devrait se remettre en quatre mois d'une rupture du ligament croisé et Aurélien Rougerie en a un de moins pour à nouveau courir comme un lapin après sa fracture de la malléole. Autant partir tout de suite en stade à Lourdes.

Sachant que le Top 14 n'a pas dit son dernier mot et que d'autres pépins sont à craindre, on peut se demander pourquoi Lièvremont n'a pas donné une liste élargie à 40 noms comme la plupart des autres sélectionneurs. Mais on n'est plus à une incompréhension près. Donc au poste de trois-quarts centre, nous avons donc Rougerie plâtré, Mermoz convalescent (et capable de se blesser en beurrant ses tartines), Marty (pourquoi pas) et un Estebanez qui a presque 30 ans serait la nouvelle perle du rugby français. Heureusement, Damien «Manepower» Traille positionné comme arrière dans la liste peut toujours dépanner comme centre. Toujours est-il qu'on est dans le bricolage. Et quand Lièvremont  assure que Florian Fritz est moins performant que les joueurs retenus, je préfère rigoler en imaginant le coup de fil de Lièvremont au Toulousain pour lui expliquer que Fabrice Estebanez est meilleur que lui. L'absence de Yannick Jauzion peut se discuter, sa saison ne plaide pas pour lui mais avec deux mois de préparation dans les jambes, son expérience et son intelligence de jeu n'auraient pas été du luxe.

Enfin, je ne vais pas m'acharner plus que de raison sur le pauvre Yoann Huget. Ses six sélections en bleu parlent malheureusement contre l'ailier de Bayonne. Alexis Palisson paraît aussi un peu léger mais comme Julien Malzieu ne doit  pas avoir son passeport à jour (ou alors j'ai mal suivi les quatre dernières saisons du Top 14) il faudra avec.

 

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Mes 30 pour la Coupe du monde... sans Chabal ni Bastareaud 22/03/2011

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Marc Lièvremont doit donner le 11 mai prochain ses 30 joueurs pour la Coupe du monde. Je me suis permis de composer ma liste à moi (à comparer avec celle L'Equipe ici). Et si je compte bien, je n'ai mis «que» dix Toulousains.

Piliers (4): Thomas Domingo, Nicolas Mas, Sylvain Marconnet, Jean-Baptiste Poux

La seule hésitation porte sur Poux ou Ducalcon. Au nom de la polyvalence et de l'expérience, je choisi le Toulousain plutôt que le Castrais.

Talonneurs (3): William Servat, Dimitri Szarzewski, Benjamin Noirot

Il l'a démontré pendant le Tournoi, Guirado n'est pas au niveau. Comme troisième «talent», j'opte pour Noirot du Racing, plus costaud que le Catalan.

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Remplacer Lièvremont? Oui, mais par qui? 15/03/2011

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L'équipe de France de rugby peut-elle s'envoler pour la Nouvelle-Zélande et sa Coupe du monde sans le commandant Marc Lièvremont à bord? A priori, le scénario paraît aussi fumeux que la fin du monde prophétisé par les Mayas pour le 21 décembre 2012. Mais plus souhaitable, c'est mon avis et celui de 99% des amateurs de rugby. Après avoir défendu Lièvremont, j'arrive au constat suivant: l'équipe de France est au 36e sous-sol. Pas d'idée, pas de fond de jeu, aucune ossature qui se dégage, bref on n'a pas avancé d'un centimètre en l'espace de trois ans et demi. Un peu comme Sébastien Chabal contre l'Italie.

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Angleterre – France: On n'est pas plus avancé 27/02/2011

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Après avoir gagnée deux matchs qu'elle aurait pu perdre (contre Ecosse et surtout Irlande), l'équipe de France de rugby a perdu une rencontre que l'Angleterre a bien failli ne pas gagner. Annoncée comme la huitième merveille du monde, l'Angleterre de Martin Johnson était prenable samedi Twickenham, même pour un XV de France, courageux, mais toujours sans idée et sans fil conducteur. Lucide dans l'analyse - au moins - Marc Lièvremont a raison de ne pas embrasser cette courte défaite (17-9) comme du bon pain.

Les Bleus ne sont pas passés par la case Waterloo et la raclée redoutée.  La défense a tenu la route cette fois à part sur un énième instant d'égarement aux retours des vestiaires, mais le mal le plus profond est à diagnostiquer dans l'animation offensive. Lors du naufrage australien, les critiques s'étaient focalisées sur la démission défensive et un peu oubliées l'apathie en attaque de cette équipe. Ce n'est pas nouveau, les Bleus manquent de vitesse dans leur jeu, d'idées, les ballons sortent trop lentement, à part Servat personne n'avance  à l'impact. Samedi, un chiffre stigmatise cette impuissance : 130 passes, zéro franchissement. Comme l'écrit avec vacherie mais à propos Pierre-Michel Bonnot dans l'Equipe : «ça frise l'acharnement thérapeutique».

>> Un match à revivre en live sur 20minutes.fr

Et que dire de l'acharnement de Lièvremont à maintenir Yoann Huget? En cinq matchs chez les Bleus, l'ailier de Bayonne a prouvé qu'il n'avait pas - encore - le niveau international. Je pourrais épiloguer pendant un moment sur les choix de Lièvremont et de son comité de sélection (Picamoles et Malzieu oubliés, Chabal hors de forme et titularisé, Poitrenaud oublié puis rappelé et qui joue la peur au ventre). Non, ce qui reste le plus inquiétant c'est qu'on ne sait toujours pas où veut aller à cette équipe. Ah oui en Nouvelle-Zélande pour une Coupe du monde de rugby. Mais pour quoi faire ? Ca c'est une autre question.

Il est sympa Lièvremont mais... 04/02/2011

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Deux jours après son annonce, le XV de départ donné par Marc Lièvremont pour affronter l'Ecosse en ouverture du Tournoi 20011 me laisse toujours aussi perplexe. Ses explications encore plus. Et pourtant j'ai longtemps défendu Lièvremont, sans doute parce qu'il avait le mérite de passer après Bernard Laporte, époque sélectionneur VRP et UMP. Je ne dois pas être le seul dans ce cas, mais là n'est pas le débat. Plus de trois ans après sa prise de fonction, mon avis rejoint celui de pas mal de mes confrères. Marc Lièvremont est un bon mec, mais peut-être pas le sélectionneur qu'il faut au rugby français. Et tant pis pour le syndrome Jacquet et la capacité du XV de France à faire mentir toute logique.

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RIP le french flair? 27/11/2010

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«Le french flair est un peu dépassé». Je ne sais pas pourquoi, mais cette petite phrase lâchée par Sébastien Chabal quelques jours après un France-Argentine d’une tristesse insondable m’a renvoyée à Lionel Jospin quand il a eu la faiblesse d’avouer que son programme n’était pas socialistes. «Le rugby est devenu est tellement compliqué», poursuit le barbu. Tellement compliqué, un peu comme la France de 2002 plongée au cœur de la mondialisation, alors autant s’adapter à ses diktats. Et oui, le rugby a changé. Les joueurs courent plus vite, plus longtemps alors que la taille du terrain est restée la même. «Pour voir des essais en première main, il faut regarder du rugby à VII», exagère à peine Christophe Lamaison.

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Pourquoi j'aime un peu mais pas passionnément la H CUP? 08/10/2010

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On l'oublie un peu vite, mais la Coupe d'Europe de rugby n'est encore qu'une adolescente. Avec ses quinze ans au compteur, elle a du charme, affiche ses courbes naissantes à la télé, mais il lui manque un je-ne-sais-pas-quoi indéfinissable. Sportivement, pas de doute, la réussite saute aux yeux. La H Cup (le H se boit frais et est produit aux Pays-Bas, mais chut Claude Evin me lit) propose des matchs d'une toute autre qualité que le Top 14. Dans sa chronique toujours instructive pour l'Equipe: Fabien Galthié observe que la H Cup est un laboratoire du jeu où «l'attaque prend régulièrement le pas sur la défense», car la recherche du bonus offensif devient une priorité dans un mini-championnat où seul les premiers de poules et les deux meilleurs deuxièmes passent en ¼ de finale.

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17:23 Publié dans Rugby | Lien permanent | Commentaires (3)