Et si la France se calmait un peu avec le foot? 07/05/2011

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Depuis les premières révélations de Médiapart le 28 avril dernier, j'ai préféré ne pas aborder ce qui est devenu le «quotasgate» sur ce blog. Dans un pays comme la France où le  commentaire reste le sport numéro un avec à peu près 60 millions de licenciés, je pensais qu'on pouvait  bien se passer de mon avis. Comme avec la tragi-comédie sud-africaine de l'été dernier, le départ est encore en train de méchamment partir en vrille. J'ai le sentiment malsain qui si on tente de comprendre et d'excuser la réflexion très maladroite de Laurent Blanc, on va être suspecté de racisme. Le racisme est un mot bien trop grave pour être utilisé à la légère.

Peut-être parce que nous ne somme pas un pays de football, tout débat sur ce sport devient déraisonnable. On mélange tout, on parle sans savoir, on cherche à faire du foot un miroir de la société, on projette sur lui. Knysna ne disait rien sur la France, rien.  Knysna était le problème de 23 joueurs, d'un sélectionneur et d'une fédération. Rien de plus.

Les quotas sont une maladresse ou une faute grave - les enquêtes de la FFF et du ministère des Sport devront trancher - commises par les cadres d'une fédération sportive lors d'une réunion de travail. Rien de plus. La France n'est ni plus ni moins raciste qu'avant la réunion du 8 novembre 2010. Et elle ne le sera ni plus ni moins après le départ possible de Laurent Blanc. Demandez la tête du sélectionneur ne réglera aucun problème. Alors laissons-le s'expliquer sur des propos qui ont pu blesser certaines personnes mais qui  étaient juste maladroits.

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La lassitude du Clasico 03/05/2011

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Au début il y a eu comme de l'excitation, à la fin il y aurait presque comme du soulagement. Comme beaucoup de téléspectateurs et d'observateurs, je n'attends pas grand-chose de cette demi-finale retour des Ligues des champions entre un Barcelone qui a déjà un pied et demi en finale et le Real Madrid. A part un improbable retournement de situation de la part des Madrilènes, on risque de sortir déçu, frustré et pire encore blasé de cet enchaînement printanier de quatre clasicos.

La qualité des matchs est en cause bien sûr. Traumatisé par la manita (5-0) de novembre dernier, José Mourinho en a tiré une leçon: si on ne peut pas rivaliser avec le jeu du Barça autant d'essayer de le détruire. A la limite pourquoi pas.  Une opposition entre une équipe qui essaye de pratiquer un football léché et une autre qui fait tout pour l'en empêcher peut avoir son charme et son intérêt. Sauf que ce scénario, on nous l'a infligé trois fois en 15 jours. Trois matchs souvent insupportables où on a vu des attitudes détestables des deux côtés (non, il n'y a pas que des anges au Barça ou alors Alves, Piqué et Busquets viennent d'être transférés).

Ce  triste triptyque rappelle une évidence: tout ce qui est rare est précieux. Parce qu'il ne faut jamais abuser des bonnes choses. Même d'un Real-Barça. C'est une des très bonnes raisons d'ailleurs d'être contre  l'instauration de ce championnat d'Europe des clubs voulu par les clubs du G14 où les grands d'Europe tourneraient en rond comme des poissons rouges, aussi luxueux soit l'aquarium.

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Ryan Giggs we love you 27/04/2011

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On l’oublie parfois – et trop souvent en France – le talent n’a pas d’âge. S’il devait encore en fournir la preuve, Ryan Giggs l’a encore montré mardi contre Schalke en parvenant à enfin tromper Manuel «the wall» Neuer qui était en passe de dégoûter les joueurs de Manchester un par un. A 37 ans, le Gallois de Manchester United défie le temps. Giggs n’est peut-être plus l’ailier virevoltant de l’époque Cantona, ses tempes sont grisonnantes, mais son influence dans le jeu mancunien est déterminante.

Positionné comme un milieu de terrain devant la défense par Alex Ferguson, Giggs n’a ni la puissance ni la capacité à courir des semi-marathons de trop de milieux défensifs ou relayeurs de notre époque. Il suffit de regarder ses matchs pour voir que rien ne remplace et ne surpasse l’intelligence et la subtilité technique. Je rigole encore en pensant à ce pauvre Anelka mystifié par Giggs sur le but qu’il offre à Hernandez lors du Manchester – Chelsea en Ligue des champions. Surtout, j’adore la capacité du soldat Ryan à venir plonger dans le dos des défenses en profitant de sa position plus basse sur le terrain (comme sur le but face à Schalke).

Rien que pour cela, le Ryan Giggs devrait être une option obligatoire dans tous les centres de formation. Bref, on a envie de dire comme cette petite bluette du groupe The Rainbow Choir (dénichée sur l’excellente compilation This is So Foot) j’ ai envie de dire Ryan Giggs we love you. Encore un an ou deux même.

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Vive le 4-4-2, vive les Merlus 24/04/2011

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Dire du bien de Lorient, bonjour la banalité. Mais comprenez-moi, je sortais d'un Caen - Toulouse que je vais qualifier de pénible, éprouvant, affligeant, triste (ok je range mon dictionnaire des synonyme) alors la vue d'une équipe de foot avec une idée de jeu, du mouvement, de l'envie et de la juste technique m'a presque déconcerté, moi, le supporter toulousain saoulé au 4-5-1.

Equipe joueuse que personne ne voit jouer, Lorient a prouvé en prime time et contre le leader lillois (1-1) que cette formation n'avait pas volé tous ces compliments.  Cette saison en Ligue 1, on a rarement vu les joueurs de Rudi Garcia autant dominer dans la circulation du ballon et les déplacements. J'ai peut-être une explication outre la qualité de garçons comme Gameiro, Amalfitano ou l'excellent Ecule-Manga en défense: Lille n'a plus l'habitude d'évoluer contre une équipe en 4-4-2.  Je n'ai pas acheté des actions de ce schéma plus qu'un autre, mais je trouve qu'il a le mérite de perdurer face à la banalisation du 4-5-1 (je ne mets pas le Losc dans le lot puisqu'avec Gervinho et Hazard on a un vrai 4-3-3).
Toujours est-il que le 4-4-2 à la mode Gourcuff père permet aux jours  d'être plus concerner par l'utilisation du ballon et évite d'avoir ce malheureux avant-centre envoyez au casse-pipes tel un poilu en 1916. Bien sûr, il arrive à Lorient de rater ses matchs ou même d'être ennuyeux, mais les intentions sont toujours affirmées et constantes.

Pour avoir eu la chance de discuter une petite heure avec Christian Gourcuff la saison dernière, j'avais noté ces propos concernant les avantages comparatifs de son 4-4-2 librement inspiré du maître Arrigo Sacchi.

«Ce qui m'intéresse, c'est de ne pas voir un jeu stéréotypé mais un schéma où chaque joueur est libre de demander le ballon. C'est à ses partenaires de s'adapter à son appel. La liberté n'existe pas dans un jeu collectif, elle est conditionnée par le mouvement des autres. Et je trouve qu'il y a plus de souplesse dans un 4-4-2. Dans un 4-5-1, on joue sur des rails

La suite de l'interview est ici

On a encore vu la démonstration de cette souple où un latéral comme Morel peut se retrouver en position d'avant-centre, où Amalfitano est à la fois attaquant, meneur de jeu et sur un côté à l'occasion sans oublier le souci constant des défenseurs de trouver le décalage dès la relance.  Tout cela n'a rien d'extraordinaire peut-être, mais dans une Ligue 1 où il est souvent où il est surtout d'être «bien en place», Lorient a le mérite de rappeler qu'un football moins restrictif est possible. Et on peut même être 7e du championnat avec.

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Les dix types que je ne peux pas encadrer dans le football français 22/04/2011

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Comme on a mis ce blog à mon nom, il paraît que je peux écrire ce qui me passe par la tête, même dire du mal des gens.  Promis, je m'attaque prochainement à mes dix personnalités préférées dans le monde merveilleux du foot français. Mais en attendant voici un Top 10 (classé par ordre alphabétique) tout en subjectivité et mauvaise foi.

Nicolas Anelka

Plus que le type qui insulte son sélectionneur à la mi-temps d'un match de Coupe du monde,  c'est le type qui donne l'impression de traîner comme milieu défensif pour faire chier le monde, le type qui revendique de jouer au foot d'abord pour le pognon et pouvoir porter n'importe quel maillot pourvu qu'il y ait le chèque, que je retiens.

Jean-Michel Aulas avant 2008

Quand Lyon tuait le suspens en Ligue, je trouvais JMA arrogant, pleurnichard et manipulateur.  Je ne sais pas s'il a changé depuis, mais j'ai préféré prendre le parti d'en rire. Et dans ce domaine là, Aulas est le meilleur surtout cette année avec l'épisode de la Playstation piégée à Saint-Etienne.

Tony Chapron

Tous les René Girard et Guy Lacombe de la terre me donnent forcément envie d'être du côté des arbitres. Mais Tony Chapron échappe à cette compassion. Plus que ses quelques erreurs, Chapron incarne la figure de l'arbitre-gendarme qui donne l'impression de détester leur sport.

René Girard

René n'est jamais content, René pense Montpellier n'est pas arbitré comme les autres, alors René pourrit les arbitres pour une touche oubliée. Et quand on émet l'idée qu'il donne une mauvaise image de sa profession, René s'énerve (pas vrai «les petits connards de l'After»). C'est dommage parce que René a plutôt de bons résultats avec Montpellier.

Fred Godard

Parce que même un seizième de finale de Coupe de la Ligue un mercredi soir sur France 4 ne mérite pas d'être aussi mal filmé. Plus jamais pas les ralentis en noir et blanc avec les battements de cœur accélérés. Plus jamais !

>> A relire d'urgence: Godard in the sky with diamonds par les Cahiers du Foot

Le 4-5-1

Comme je ne sais plus qui a commencé, je ne vais pas donné de nom. Mais le 4-5-1 rend mes samedis et dimanches plus tristes depuis trop d'années déjà.

Claude Makelele

Pour sa frappe de balle de moineau, parce qu'il a eu les honneurs qui devait revenir aux Ouèdec, Pedros et Loko, parce qu'il a mis dans la tête des Français qu'un milieu ne pouvait être que récupérateur, parce qu'une tête de Turc ça ne s'explique pas, Monsieur Claude est à sa place ici.

Thierry Roland

Depuis que je l'ai surpris à confondre Mohamed Fofana et Fodé Mansaré lors d'un Liverpool - TFC de triste mémoire, j'ai la preuve que ce cher Thierry sucre les fraises et ne prend même plus la peine de préparer ses matchs. Et je ne parle pas de son chauvinisme gras. Allez draguer après en soirée quand vous dites que vous avez la même profession que ce monsieur.

Franck Ribéry

Face avec l'évidence de choix et par pur snobisme, j'ai hésité à glisser l'homme qui parle droit dans ses tongues à la France.  Puis j'ai considéré qu'un type qui a quitté tous ces anciens clubs fâchés méritait de figurer dans cette liste. Avec ou sans Zahia D.

Zinedine Zidane

Merci pour la Coupe du monde... Je parle de celle de 2022 au Qatar.

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Lettre à un jeune supporter toulousain 19/04/2011

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Samedi 16 avril, ils étaient 20.000 enfants de la région invités par Olivier Sadran pour vivre la lamentable défaite du TFC contre Auxerre (0-1). Je leur dédie ce post, parce qu'on n'a pas le droit de faire ça à un enfant comme disait un chanteur dont le nom m'échappe.

«Jeune toulousain, jeune toulousaine, samedi dernier tu as été invité par le Toulouse Football Club à assister à sa rencontre contre Auxerre. Il parait que toi et tes camarades avaient réussi l'exploit de remplir le Stadium. Bravo. Mais je constate que seul les Marseillais de Toulouse (qui n'ont souvent rien de marseillais mais passons) et des  êtres candides et influençables comme toi arrivaient à remplir cet étrange vaisseau posé sur l'Ile du Ramier. A 12 ans, tu n'es pas encore en âge de noircir les terrasses de Saint-Pierre, tu n'es pas encore considéré perdu pour la cause doit penser notre cher président Olivier Sadran.

Pourtant, rien ne justifie qu'on inflige un tel moment de désespoir et une telle dose de 4-1-4-1  à un enfant. Alors au nom de ceux qui sont déjà perdus pour le TFC, de ceux qui indexent la réussite de leur week-end sur les performances de Daniel Braaten, de ceux qui pleurent quand Mathieu Valverde plonge à contretemps sur le coup-franc d'un latéral polonais qui vient de cadrer pour la première fois sa carrière une frappe, au nom de noms de tous ces supporters ordinaires, je te présente mes excuses. Je ne sais pas ce que ton papa  t'a expliqué au sujet du monsieur qui nous sert d'entraîneur et qui ne veut jamais jouer à deux attaquant même quand l'équipe en face bétonne à neuf et demi derrière, mais personnellement  je n'ai pas beaucoup plus d'explication à te donner.

Si la prochaine fois, tu préfères rester chez toi à chatter sur MSN, je ne le prendrais pas mal. Tu es encore trop jeune pour trouver du charme à cette torture hebdomadaire. Peut-être qu'en rentrant à la maison, ton papa t'a rassuré en te disant que Toulouse ne pouvait pas descendre. «Impossible avec 38 points, non, impossible».  Comme tu es assez grand, je vais te dire la vérité. Avec le TFC, tout est possible, surtout le pire. J'arrête là sinon je vais te parler de vendredi soir devant Eurosport et à ton âge il faudrait instaurer un code parental pour ce genre de programme. Je te laisse. Et travaille bien à l'école sinon tu vas finir avant-centre au TFC.»

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Imiter le Portugal? Peut-être pas. 15/04/2011

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En octobre 2008, L’Equipe invitait en une les clubs français à imiter Famagouste. A l’époque, on a bien ri surtout que l’équipe chypriote en question a fini 4e de sa poule de Ligue des champions. Ce vendredi, personne n’a osé titrer «La Ligue 1 doit imiter le Portugal» et ses trois clubs qualifiés pour le dernier carré de la Ligue Europa (Porto, Benfica et Braga). Et ce n’est surtout pas moi qui risque de dire que le championnat portugais doit servir d’exemple à notre chère L1. Mon chauvinisme pro-lusitanien a des limites.

Derrière cette réussite exceptionnelle, il y a une réalité et elle est beaucoup moins réjouissante. Le football de club portugais n’a jamais été aussi inégalitaire et endetté. Il n’existe pas une semaine où je ne vois pas passer une brève pour signaler des retards dans les salaires ou des joueurs en grève. Pas plus tard que cette semaine, les joueurs de Leiria menaçaient de débrayer s’ils ne recevaient pas leur primes de droit à l’image espérées depuis 7 mois.  Setubal, Estrella Amadora et d’autres sont passés par là et survivent depuis avec les moyens du bord. Et je ne parle même de l’affluence dans les stades. En Superliga, l’AS Monaco serait presque dans la moyenne. A Leiria toujours, ils sont souvent 1 .500 à 2.000 courageux à se tenir chaud dans un stade pouvant contenir 30.000 spectateurs.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que Porto puisse être sacré champion début avril sans la moindre défaite. Le championnat portugais n’est plus à deux vitesses avec «les trois grands» et les autres, il est à trois vitesses. D’un côté Porto et Benfica, juste derrière mon pauvre Sporting en crise perpétuel et Braga, seul club «provincial» vraiment structuré.  Benfica et Porto n’hésitent pas alors  à mettre leurs titulaires au repos le week-end pour les préserver pour le jeudi et la Ligue Europa. Que peuvent-ils  craindre de Naval, Portimonense ou Beira-Mar.  Ou quand un championnat faible et inégalitaire devient une force.

Après, il faut encore gagner les matchs, respecter la compétition et avoir du nez dans le recrutement.  Avec six victoires en Coupe d’Europe dans son histoire, le Portugal et ses dix millions d’habitant doivent visiblement mieux s’y prendre que la France et ses  deux petits trophées européens en 65 ans.

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Fernando Torres n'est pas fini, juste fatigué 13/04/2011

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Question philosophique de cette fin de soirée: Peut-on avoir de la peine pour un joueur acheté 55 millions d’euros par un oligarque russe? Je sais que mon soutien risque de peser léger à côté de la vague de critiques qui l’emporte depuis son arrivée à Chelsea, mais Fernando Torres peut compter sur toute ma compassion.

Mardi soir, Torres était quelque chose comme l’homme le plus triste et le seul au monde lors de l’élimination des Blues face à Manchester United en quart de finale de la Ligue des champions. Et malgré mon béguin pour l’ancien enfant prodige de l’Atlético Madrid, la lucidité me fait dire qu’il a erré comme un Jean-Eudes Maurice en peine. En le sortant à la mi-temps pour le remplacer par Didier Drogba, Carlo Ancelotti n’a jamais que repérer une première erreur par une autre erreur. L’absence de Drogba en début de match était une aberration surtout quand on a perdu le match aller 1-0.

>> Manchester United – Chelsea est à revivre en live

Si Ancelotti se sent obligé d’aligner Torres pour éviter de fâcher Abramovitch , il peut toujours aligner l'Espagnol et l’Ivoirien ensemble à la pointe de l’attaque. Placé à droite sur la feuille de match, Anelka a encore passé son temps à chercher des ballons à 50m de ses buts. Il y a des coups de fil à Raymond Domenech qui se perdent. Pour en revenir à Torres, les chiffres l’accablent. Pas un but en douze matchs disputés, son ration but/minutes jouées a de quoi faire passer André-Pierre Gignac pour l’affaire du siècle à l’OM.

Pour en revenir à Torres, les chiffres l’accablent. Pas un but en douze matchs disputés, son ration but/minutes jouées a de quoi faire passer André-Pierre Gignac pour l’affaire du siècle à l’OM. A 27 ans, «El Nino» n’a pas encore tout dit. Ce garçon a trop de classe, trop d’amour propre pour ne pas réagir. Il l’a prouvé à Liverpool et avec l’Espagne. Je crois qu’il a juste besoin de souffler. Depuis sa préadolescence, il est de toutes les sélections espagnoles. A 17 ans, il était titulaire à l’Atlético qu’il a porté sur ses épaules pendant six ans. Arrivé à Liverpool, il a enchaîné les buts et les saisons à plus de 55 matchs. Il n’a jamais bronché quand Benitez l’a fait jouer (souvent) blessé. Bref, Torres est un grand joueur, mais un grand joueur fatigué. Et quand on est fatigué, on prend des vacances.

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Merci le Shakhtar 07/04/2011

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Vous connaissez l'expression: pour faire un grand match il faut être deux. Mardi soir, mon intuition m'a poussé à choisir ce Barcelone - Donetsk plutôt qu'un énième Chelsea - Manchester United. Et je suis plutôt content de mon choix.  Si on se fie juste au tableau d'affichage, le Shakhtar n'a pourtant pas tenu ses promesses en venant prendre sa leçon de catalan au Nou Camp (5-1).

Mais oublions trente secondes ce résultat sans appel qui envoie déjà le Baça en demi-finale de cette Ligue des champions contre le Real Madrid. Comme l'a signalé Paul Le Guen dans ses commentaires pour Foot + «le Barça a été faible défensivement». Comment ose-t-il? Sous l'ère Guardiola, on a rarement vu une équipe se procurer au moins cinq ou six occasions nettes au Camp Nou. Juste l'espace de la première mi-temps, Donetsk s'est monté autrement plus dangereux qu'Arsenal en 180 minutes. Mais comme Arsène Wenger n'entraîne pas du côté de Donetsk...

Si Barcelone a souffert défensivement, c'est d'abord par la qualité technique des Ukrainiens (ou plutôt de ces Brésiliens qui squattent les postes offensifs). Donetsk a montré comment on pouvait se sortir du pressing étouffant du Barça en deux, trois passes et prendre dans cette défense dans le dos.

Malheureusement, Luis Adriano a dû se prendre pour un attaquant du PSG. Si le match se termine par un 5-3, il n'y a pas à crier au scandale.  Il y a juste à féliciter le Shakhtar pour son match et Barcelone aussi. Mais une fois qu'on a dit que cette équipe était la meilleure de tous les temps, on n'a pas tout dit non?

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Marseille ne doit pas être champion 04/04/2011

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De cette 29e journée de Ligue 1, il y a une conclusion à tirer: la lutte pour le titre va se résumer à un duel entre Lille et Marseille. Entre les deux, mon cœur ne balance pas du tout et penche pour le LOSC. Plus qu'une simple préférence, il s'agit de défendre une certaine esthétique du football. Je sais esthétique et Ligue 1, c'est un peu un oxymore. Surtout,  j'aurais la bière amère 29 mai prochain si jamais Marseille privait le football français de ce bonheur.

Je sais que seul compte la réalité du tableau d'affichage, mais il ne faut pas pousser non plus. Depuis le début de 2011, l'OM de  Didier Deschamps engrange les points (25 sur 30) en mode «win ugly» cette expression chère à l'ancien tennisman Brad Gilbert qui en a même tiré un titre. Contre Lens (victoire 0-1), l'OM a encore été «solide et réaliste» comme l'a signalé Deschamps. Il a juste oublié de rajouter cynique. Depuis le début de la saison, on se dit que les Marseillais vont finir par s'améliorer mais on a toujours droit à la même mauvaise bouillabaisse de football.

La France s'ennuie

Pour fréquenter pas mal de supporters marseillais (voisins de bureau et petit frère compris), je sais que la plupart d'entre eux partagent cet avis. Cette saison, Marseille s'ennuie et la France s'ennuie à regarder Marseille. Il faut se poser des questions quand le joueur le plus spectaculaire de l'équipe est le gardien (Steve Mandanda qui a encore sorti deux, trois arrêts à la Spiderman dimanche soir).

Face aux critiques, on sent d'ailleurs un Deschamps obligé de surjouer les pragmatiques. A cause de son long passage à la Juventus, D.D est souvent taxé d'entraîneur défensif. C'est faux, il a montré le contraire avec Monaco en 2003/2004. Deschamps s'adapte à la réalité du moment. Et cette réalité, c'est que son Marseille joue moche. A neuf journées de la fin du championnat, je ne vois pas comment cela pourrait changer. Il ne reste plus qu'à prier le Dieu du football pour voir les Hazard, Gervinho, Sow et Cabaye titrés le 29 mai au soir. Malheureusement, je ne suis pas sûr que ce Dieu existe.

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