Et si on lâchait un peu les arbitres? 06/11/2010

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J'avoue,  comme tout supporter il m'est arrivé de pourrir un arbitre. Mes voisins au Stadium en sont témoins.  Mais que celui qui n'a pas invité un arbitre à essayer une position sexuelle que réprouve le Vatican me jette la première pierre. Comme René Girard à Montpellier ou Guy Lacombe à Monaco, moi aussi je suis ainsi persuadé que le TFC «n'est pas arbitré comme les autres». Bref, je suis parano. Il n'empêche, la critique systématique de l'arbitrage m'exaspère. Dans ce domaine, la France a largement rattrapé son retard sur ses voisins. Dans une lettre ouverte adressée à Cyril Linette, patron des sports de Canal +, mes camarades des Cahiers du Foot déplore (ici) «l'importance délirante prise par les polémiques sur l'arbitrage». Exemple à l'appui, les Cahiers observent que le 17 octobre dernier, six des neuf abordés dans le Canal Football Club le sont sous l'angle de l'arbitrage.


Linette a eu le mérite de répondre à ses attaques avec d'en atténuer la portée avec des arguments recevables (ici). Reste qu'on assiste tous les week-ends ou presque à une enfilade de polémiques stériles sur des histoires de pénaltys, de mains plus ou moins volontaire ou de but refusés pour des hors-jeu de 2,4cm.  Comme je suis très mauvais en math, j'ai arrêté de compter les «ils sont nuls» de Pierre Menès. Denis Balbir sur Europe 1, Christophe Dugarry, Guy Roux toujours sur Canal ou Rolland Courbis sur RMC Info ne donnent pas leur part aux chiens également.

D'accord, les arbitre français commentent des erreurs, exaspèrent parfois par leur excès d'autoritarisme et n'accordent  pas assez de pénalty à Toulouse. Mais les désigner comme unique acteur d'une victoire ou d'une défaite finit par devenir insupportable. Un match ne se résume pas à un coup de sifflet malheureux. Quand Loïc Rémy marque après avoir - peut-être - commis une faute sur Grégorini, il reste encore une heure de jeu à Nancy pour égaliser. Et Arles-Avignon n'est pas dernier à cause d'un but injustement refusé. En concentrant analyses et critiques d'un match sur l'arbitrage, on passe juste à côté de l'essentiel: le jeu. Je préfère encore dix fois m'interroger sur la compatibilité d'Erding et Hoarau dans l'attaque du PSG que sur les erreurs de Monsieur Chapron.


Comme on dit : «un bon arbitre est un arbitre qu'on ne voit». Ca serait peut-être plus simple si certains ne passaient 90 minutes les yeux braqués sur eux.

00:21 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (1)

La Ligue Europa ce n'est pas pour les chiens 04/11/2010

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Le football français n'aime pas la Ligue Europa et cette dernière lui rend très bien. Appelez-la Ligue Europa ou Coupe UEFA, toujours est-il qu'on cherche encore le nom d'un club français au palmarès. Et on n'est pas prêt de le trouver vu le dédain de nos clubs pour cette compétition. C'est vrai que du haut de ses deux victoires en Coupe d'Europe en 65 ans, le foot tricolore peut se permettre de jouer au blasés (au passage des pays comme la Belgique, le Portugal, l'Ecosse ou l'Ukraine font mieux).

Et chaque année, il faut subir ce discours petit bras de la part de dirigeants et entraîneurs. «Mais on n'a pas l'effectif nécessaire pour jouer sur tous les tableaux.  Et la Ligue Europa c'est le jeudi et le jeudi ce n'est pas pratique pour bien récupérer avant le match du dimanche. Et puis les matchs sont diffusés sur W9 et Direct 8».  Pourtant quand je vois Fulham se hisser en finale la saison dernière, j'ai tendance à me dire qu'un club français pourrait en faire autant. Mais non. Quand une formation française prend la porte en Ligue Europa, c'est tout juste si elle n'organise pas une parade en ville et paye le champagne à ses supporters.


Mais vous comprenez, si Marseille a été champion de France c'est grâce à l'élimination face à Benfica. Et Lille a raté sa qualification en Ligue des champions pour avoir lâché bêtement des forces en essayant d'éliminer Liverpool.  D'ailleurs, les Lillois en sont tellement persuadés qu'ils évitent d'aligner leurs meilleurs joueurs cette saison. Pour l'instant, le PSG paraît plus concerné. Mais jusqu'à quand? Il suffit que les Parisiens se retrouvent à proximité du podium à l'approche du printemps (ou au bord de la relégation, on ne sait jamais avec le PSG) pour que la Ligue Europa soit passée par pertes et profits. Tant pis, il reste toujours la Ligue des champions pour se rattraper. Ah, ah...

PS : Par pudeur j'ai préféré ne pas évoquer les prestations de mon TFC dans cette compétition.

11:11 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, ligue europa

Zidane: entraîner ou ne pas entraîner? 19/10/2010

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A 38 ans, Zizou a décidé de sortir du placard. Quand je dis placard, je parle de son rôle de «conseiller» de Florentino Perez, président du Real Madrid. Placard doré, mais placard quand-même, Zidane Zidane aspire à tâter du terrain et à quitter ce poste de ministre sans affectation.  D'abord à côté de José Mourinho et puis pourquoi pas à son compte dans un avenir plus ou moins proche. Le week-end dernier,  il a juste lâché qu'il n'excluait plus la possibilité d'endosser le costard d'entraîneur (on le voit mal en survêtement) et depuis tout le monde du foot s'interroge: le meilleur joueur français de ces deux dernières décennies a-t-il vraiment la vocation pour le job?

Et pour l'instant, le non serait plutôt majoritaire. Dans le Libération de lundi Grégory Schneider résume bien la situation en une phrase.  «Si Zidane se voit près du terrain, personne ne le voit entraîneur: une centaine de conférences de presse par an, une cinquantaine de causeries... Très peu pour lui.» Il faut bien comprendre une chose, entraîneur ce n'est pas un métier... c'est bien pire encore.  Je caricature un peu. Si un footballeur pense football deux heures par jours (le temps d'un  entrainement et encore), son coach mange, vit, lit, pense, respire et rêve foot. Dans un cas extrême, cela donne notre ami Jean Fernandez qui n'a pas dû aller au cinéma avec sa femme depuis «Le Grand Bleu».

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