Marseille ne doit pas être champion 04/04/2011

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De cette 29e journée de Ligue 1, il y a une conclusion à tirer: la lutte pour le titre va se résumer à un duel entre Lille et Marseille. Entre les deux, mon cœur ne balance pas du tout et penche pour le LOSC. Plus qu'une simple préférence, il s'agit de défendre une certaine esthétique du football. Je sais esthétique et Ligue 1, c'est un peu un oxymore. Surtout,  j'aurais la bière amère 29 mai prochain si jamais Marseille privait le football français de ce bonheur.

Je sais que seul compte la réalité du tableau d'affichage, mais il ne faut pas pousser non plus. Depuis le début de 2011, l'OM de  Didier Deschamps engrange les points (25 sur 30) en mode «win ugly» cette expression chère à l'ancien tennisman Brad Gilbert qui en a même tiré un titre. Contre Lens (victoire 0-1), l'OM a encore été «solide et réaliste» comme l'a signalé Deschamps. Il a juste oublié de rajouter cynique. Depuis le début de la saison, on se dit que les Marseillais vont finir par s'améliorer mais on a toujours droit à la même mauvaise bouillabaisse de football.

La France s'ennuie

Pour fréquenter pas mal de supporters marseillais (voisins de bureau et petit frère compris), je sais que la plupart d'entre eux partagent cet avis. Cette saison, Marseille s'ennuie et la France s'ennuie à regarder Marseille. Il faut se poser des questions quand le joueur le plus spectaculaire de l'équipe est le gardien (Steve Mandanda qui a encore sorti deux, trois arrêts à la Spiderman dimanche soir).

Face aux critiques, on sent d'ailleurs un Deschamps obligé de surjouer les pragmatiques. A cause de son long passage à la Juventus, D.D est souvent taxé d'entraîneur défensif. C'est faux, il a montré le contraire avec Monaco en 2003/2004. Deschamps s'adapte à la réalité du moment. Et cette réalité, c'est que son Marseille joue moche. A neuf journées de la fin du championnat, je ne vois pas comment cela pourrait changer. Il ne reste plus qu'à prier le Dieu du football pour voir les Hazard, Gervinho, Sow et Cabaye titrés le 29 mai au soir. Malheureusement, je ne suis pas sûr que ce Dieu existe.

10:17 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (49)

Monaco quelle tristesse 01/04/2011

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Tout le monde ou presque s'en fout, mais Monaco (18e de Ligue 1) glisse tout droit vers la Ligue 2. Après Nantes, c'est un autre monument du football français qui tombe en ruine. Sans doute aveuglé par les dorures passées du club de la Principauté, personne n'a voulu croire à l'éventualité d'un Dijon-Monaco la saison prochaine un vendredi soir sur Eurosport. Pourtant, il va falloir se faire à l'idée surtout si l'ASM n'arrive pas à battre Arles-Avignon samedi.

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18:16 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

«Ave Mexès» 28/03/2011

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Mon indécrottable esprit de contradiction m’a souvent amené à défendre Raymond Domenech. Je sais, c’est mal. Sur un point pourtant, j’étais prêt à crier avec la meute et à demander son écartèlement devant le siège de la FFF: sa gestion du cas Philippe Mexès. Par son élégance, son lieu de naissance (Toulouse, exactement 11 jours après moi) et sa personnalité, j’ai toujours eu un faible coupable pour le défenseur de la Roma. Avec l’ancien sélectionneur, Mexès a perdu six ans de sa carrière internationale. Un peu par sa faute (les trois buts offerts aux Autrichiens en 2008), pas mal par celle d’un Domenech qui n’a jamais cru en lui. Avec Laurent Blanc, Philippe Mexès est enfin installer à la place qui lui revient: celle de patron de l’équipe de France. En très grand ancien défenseur, le sélectionneur a donné du temps, de la confiance, du crédit et un partenaire fixe à Mexès avec Adil Rami.

Le duo a connu quelques bugs à ses débuts, mais Blanc lui maintenu sa confiance partant du principe qu’il fallait installer une charnière dans la durée, l’entente entre ces deux loustics saute aux yeux. Entre déconneurs, on se comprend. Mexès ne disait pas autre chose en février dernier dans un entretien à l’Equipe: «Je n'ai jamais eu de rapport avec qui que ce soit comme avec Adil. Avec personne. Avant, je me sentais seul. Et quand tu te sens seul, c'est horrible...»

Sous Domenech, Mexès devait être plus performant que les autres pour espérer revenir (quand le crédit d’un Gallas semblait inépuisable), désormais il a gagné le droit de commettre une erreur de temps en temps. Aujourd’hui, on sent un joueur heureux et qui se lâche enfin à l’image de son but contre le Luxembourg ou de ce délicieux double-contact face au Brésil. A bientôt 29 ans, Philippe Mexès a encore quelques années devant lui pour réussir la grande carrière internationale qu’on lui promettait à ses débuts. Après, il pourra toujours venir finir sa carrière au TFC. Philippe, on t’attend pour le Ligue des champion 2014/2015.