Splendeurs et misère du sport en 2010 18/12/2010

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Mon top 10 des événements sport de l'année avec un peu d'avance pour une fois. De l’émotion, une grande équipe de France (non une autre), du lol, du n’importe quoi, un chapeau et même un 70-68 au 5e set.

«Encore eux»

2010 avait pourtant bien commencé pour le sport. J’ai la chance d’être à Vienne pour suivre la finale du championnat d’Europe entre la bande à Karabatic et la Croatie de Balic. La France réalisé le triplé Jo-Mondial-Euro, les journalistes étrangers nous craignent («encore eux» disent-ils pour évoquer cette équipe qui ne veut rien partager). Fair-play, mon voisin croate me serre la main à la fin. Sympa, mais je n’y suis pas pour grand-chose.

 

L’ami Chappuis

La dernière ligne droite de l’année. Deuxième jour des JO de Vancouver, Jason claque la médaille d’or du combiné nordique. Patrick Montel est en mode «Marie-JO 92», toute la rédac de 20minutes vibre devant la télé (alors que j’étais tous seul pour l’épreuve du saut, vive les ralliés de la dernière heure), et moi qui propose de descendre sur les Champs-Elysées pour fêter ça avant de me raviser... C’était un dimanche.

Une course à revoir ici (mais sans les commentaires de Patrick, désolé).

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Foot ou rugby, j'ai tranché 23/10/2010

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Naître à Toulouse dans une famille portugaise, c’est être très tôt confronter à cette question existentielle: «Alors plutôt foot ou rugby mon garçon?» Ma mère s’est très vite chargée d’y répondre à ma place. Je n’ai jamais ou presque tâté du ballon ovale, maman préfère encore me voir démineur en Irak qu’à la merci d’une fourchette dans un ruck. Foot ou rugby alors? Dans un bel élan œcuménique, l’Equipe Mag pose la question en une (où Michalak dit la Mich’ fait de l’œil à un Barthez que j’ai connu au Stadium avec des cheveux et Beto Marcico pas très loin). Oui, nous dit l’Equipe Mag, on peut aimer les deux. Tu parles d’un scoop.

Comme on ne peut pas répondre «les deux» à la question «Beatles ou Stones?» il faut aussi se déterminer entre foot et rugby . Malgré des années de souffrance, de Ligue 2 et le mal qu’a fait ce sport à ma vie affective, je suis et je reste un footeux. Je n’y peux rien. Le foot me prend aux tripes alors le rugby tient plus du plaisir esthétique. Quand le TFC obtient une place en Ligues des champions par miracle, j’ai envie d’embrasser mon voisin (désolé Seb). A côté de ça, le dernier titre européen du Stade Toulousain a juste débouché sur une pinte à la sortie du Stade de France. J’ai honte, mais le foot me met dans des états inconvenants, il bouffe mon esprit, il dévore vos vies. Il suffit de lire ou relire «Fever Pitch» de Nick Hornby ou le fantastique «Une saison à Vérone» de Tim Parks pour saisir la puissance émotive du ballon rond.

 

Je me fais souvent la réflexion suivant quand je traîne avec des supporters de rugby avant un match: Ces gens sont heureux, pas anxieux pour un sous et le houblon n’explique pas tout. Et je compare leur bonhomie avec cette foutue boule au ventre que je sentais monter avant le moindre TFC –Metz. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que le rugby reste une passion saine et mesurée quand le foot vire parfois à l’aliénation. Dans «Une Saison à Vérone», le type assis au stade à côté de Tim Park lui avoue qu’il pense à l’Hellas Vérone en permanence. Et penser à l’Hellas Vérone du matin au soir, c’est moche.

Pour rester sur mon exemple toulousain, je pourrais paraphraser Zidane quand il explique que les supporters du Real vont à Bernabeu «comme ils se rendent à l’opéra». A Toulouse, le Stade ne se doit pas de gagner, il doit aussi respecter une certaine idée qu’on se fait du rugby. Ernest-Wallon / Théâtre du Capitole même combat. Au TFC, on ne connaît pas ses exigences de riches. Ne pas faire trop une saison de merde suffit à notre bonheur.

Pour en revenir au rugby, il y a sans doute chez moi une petite part de snobisme à suivre un sport dont 98% de la population française ne comprend pas les règles en détail. Le rugby demande de la persévérance pour celui qui n’est pas tombé dans la marmite quand il était petit. On se sent parfois largué par son jargon et ses règles qui n’en finissent pas de changer. Intellectuellement, c’est plutôt stimulant mais pas suffisant pour rivaliser avec ce sport de beaufs décérébrés qu’est le foot.

PS: Beatles of course

18:34 Publié dans Autres Sports | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, rugby

Mes dix plaisirs coupables de sport 02/10/2010

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L’autre jour sur Slate.fr, je lisais un article très intéressant – rédigé par un ami j’avoue – sur notre fascination parfois suspecte pour la frange musicale la plus mainstream des années 80. En marge de cette brillante analyse, était proposée une sélection de dix plaisirs coupables des eighties. Alors je me suis dit: «Et si le concept était exportable au sport?» Voici le résultat de mes divagations, avec du Alexandre Vinokouvov à la place de Duran Duran.

«Vino»

Vino c’est la classe, Vino c’est le talent. D’accord, Vino c’est aussi un peu les transfusions sanguines avant d’exploser le chrono dans un contre-la-montre du Tour. Mais vous en connaissez d’autres des coureurs capables de claquer encore l’étape des Champs en solo?

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