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Vive le 4-4-2, vive les Merlus 24/04/2011 0

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Dire du bien de Lorient, bonjour la banalité. Mais comprenez-moi, je sortais d'un Caen - Toulouse que je vais qualifier de pénible, éprouvant, affligeant, triste (ok je range mon dictionnaire des synonyme) alors la vue d'une équipe de foot avec une idée de jeu, du mouvement, de l'envie et de la juste technique m'a presque déconcerté, moi, le supporter toulousain saoulé au 4-5-1.

Equipe joueuse que personne ne voit jouer, Lorient a prouvé en prime time et contre le leader lillois (1-1) que cette formation n'avait pas volé tous ces compliments.  Cette saison en Ligue 1, on a rarement vu les joueurs de Rudi Garcia autant dominer dans la circulation du ballon et les déplacements. J'ai peut-être une explication outre la qualité de garçons comme Gameiro, Amalfitano ou l'excellent Ecule-Manga en défense: Lille n'a plus l'habitude d'évoluer contre une équipe en 4-4-2.  Je n'ai pas acheté des actions de ce schéma plus qu'un autre, mais je trouve qu'il a le mérite de perdurer face à la banalisation du 4-5-1 (je ne mets pas le Losc dans le lot puisqu'avec Gervinho et Hazard on a un vrai 4-3-3).
Toujours est-il que le 4-4-2 à la mode Gourcuff père permet aux jours  d'être plus concerner par l'utilisation du ballon et évite d'avoir ce malheureux avant-centre envoyez au casse-pipes tel un poilu en 1916. Bien sûr, il arrive à Lorient de rater ses matchs ou même d'être ennuyeux, mais les intentions sont toujours affirmées et constantes.

Pour avoir eu la chance de discuter une petite heure avec Christian Gourcuff la saison dernière, j'avais noté ces propos concernant les avantages comparatifs de son 4-4-2 librement inspiré du maître Arrigo Sacchi.

«Ce qui m'intéresse, c'est de ne pas voir un jeu stéréotypé mais un schéma où chaque joueur est libre de demander le ballon. C'est à ses partenaires de s'adapter à son appel. La liberté n'existe pas dans un jeu collectif, elle est conditionnée par le mouvement des autres. Et je trouve qu'il y a plus de souplesse dans un 4-4-2. Dans un 4-5-1, on joue sur des rails

La suite de l'interview est ici

On a encore vu la démonstration de cette souple où un latéral comme Morel peut se retrouver en position d'avant-centre, où Amalfitano est à la fois attaquant, meneur de jeu et sur un côté à l'occasion sans oublier le souci constant des défenseurs de trouver le décalage dès la relance.  Tout cela n'a rien d'extraordinaire peut-être, mais dans une Ligue 1 où il est souvent où il est surtout d'être «bien en place», Lorient a le mérite de rappeler qu'un football moins restrictif est possible. Et on peut même être 7e du championnat avec.

23:46 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

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