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«Ave Mexès» 28/03/2011 1

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Mon indécrottable esprit de contradiction m’a souvent amené à défendre Raymond Domenech. Je sais, c’est mal. Sur un point pourtant, j’étais prêt à crier avec la meute et à demander son écartèlement devant le siège de la FFF: sa gestion du cas Philippe Mexès. Par son élégance, son lieu de naissance (Toulouse, exactement 11 jours après moi) et sa personnalité, j’ai toujours eu un faible coupable pour le défenseur de la Roma. Avec l’ancien sélectionneur, Mexès a perdu six ans de sa carrière internationale. Un peu par sa faute (les trois buts offerts aux Autrichiens en 2008), pas mal par celle d’un Domenech qui n’a jamais cru en lui. Avec Laurent Blanc, Philippe Mexès est enfin installer à la place qui lui revient: celle de patron de l’équipe de France. En très grand ancien défenseur, le sélectionneur a donné du temps, de la confiance, du crédit et un partenaire fixe à Mexès avec Adil Rami.

Le duo a connu quelques bugs à ses débuts, mais Blanc lui maintenu sa confiance partant du principe qu’il fallait installer une charnière dans la durée, l’entente entre ces deux loustics saute aux yeux. Entre déconneurs, on se comprend. Mexès ne disait pas autre chose en février dernier dans un entretien à l’Equipe: «Je n'ai jamais eu de rapport avec qui que ce soit comme avec Adil. Avec personne. Avant, je me sentais seul. Et quand tu te sens seul, c'est horrible...»

Sous Domenech, Mexès devait être plus performant que les autres pour espérer revenir (quand le crédit d’un Gallas semblait inépuisable), désormais il a gagné le droit de commettre une erreur de temps en temps. Aujourd’hui, on sent un joueur heureux et qui se lâche enfin à l’image de son but contre le Luxembourg ou de ce délicieux double-contact face au Brésil. A bientôt 29 ans, Philippe Mexès a encore quelques années devant lui pour réussir la grande carrière internationale qu’on lui promettait à ses débuts. Après, il pourra toujours venir finir sa carrière au TFC. Philippe, on t’attend pour le Ligue des champion 2014/2015.

 

Luxembourg - France: les notes 26/03/2011 0

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Les Bleus ont assuré le service minimum (2-0) dans un match qu'ils n'ont jamais réussi à emballer. Le mal n'est pas nouveau. Contre des formations regroupées, l'équipe de France porte trop le ballon, manque de spontanéité et ne frappe jamais de loin.

>> Un match à revivre en live ici

Lloris (6) J'ai toujours remarqué que l'Equipe mettait 6 à un gardien qui n'avait pas vu un ballon du match.  Alors 6.

Sagna (5) L'histoire retiendra que le 25 mars 2011 au stade Josy-Barthel, Bacary Sagna a cadré une frappe. Pour le reste, bien sans plus. Comme d'habitude

Rami (6) Adil n'est pas seulement le mec le plus drôle de cette équipe, c'est aussi un défenseur qui tient la route. Son entente avec Mexès progresse à chaque sortie.

Mexès (8) Il a le mérite de débloquer la situation en inscrivant son premier but avec les Bleus. Avant, il était bon avec la Roma et emprunté avec les Bleus. C'est l'inverse maintenant. Un point de plus pour être né à Toulouse.

Evra (4) On l'oublie un peu, mais le problème d'Evra en équipe de France ce n'est pas son rôle dans la mutinerie, mais bien cette incapacité à jouer au niveau qui est le sien à Manchester. On en a encore eu la preuve vendredi.

M'Vila (5,5) Un match correct sans plus. Le Rennais a toujours le soucis de la passe juste et vers l'avant. Il n'empêche, je rêve du jour où Laurent Blanc donnera sa chance à Yohan Cabaye.

Gourcuff (5) Les mauvaises langues - comme moi - vont dire que Yoann ne marque que contre le Luxembourg. Son but vient sauver une prestation encore décevante. Beaucoup d'activité pour beaucoup de passes en retrait ou à deux mètres de lui.

Nasri (5) Capitaine d'un soir, il offre le premier but à Mexès et c'est à peu près tout. On attendait beaucoup plus de lui.

Ribéry (3,5) Le Munichois est un homme de gauche, ça se confirme.  Malaise sur son côté droit, il n'est presque jamais passé balle au pied et a encore eu tendance à trop revenir dans l'axe. On attend la lettre d'excuse.

Malouda (3) Il a collé sa RTT un vendredi histoire de disposer d'un week-end de trois jours.

Benzema(6) Techniquement, il vole en ce moment. Il lui a juste manqué la réussite et la précision. Blanc avait peut-être l'occasion de le tester avec Gameiro en fin de match. Juste pour voir.

14:35 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

Mes 30 pour la Coupe du monde... sans Chabal ni Bastareaud 22/03/2011 7

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Marc Lièvremont doit donner le 11 mai prochain ses 30 joueurs pour la Coupe du monde. Je me suis permis de composer ma liste à moi (à comparer avec celle L'Equipe ici). Et si je compte bien, je n'ai mis «que» dix Toulousains.

Piliers (4): Thomas Domingo, Nicolas Mas, Sylvain Marconnet, Jean-Baptiste Poux

La seule hésitation porte sur Poux ou Ducalcon. Au nom de la polyvalence et de l'expérience, je choisi le Toulousain plutôt que le Castrais.

Talonneurs (3): William Servat, Dimitri Szarzewski, Benjamin Noirot

Il l'a démontré pendant le Tournoi, Guirado n'est pas au niveau. Comme troisième «talent», j'opte pour Noirot du Racing, plus costaud que le Catalan.

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00:34 Publié dans Rugby | Lien permanent | Commentaires (7)

Lille ne peut plus se cacher 20/03/2011 0

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Jusqu'à quand les Lillois vont essayer de nous faire croire qu'une place dans les cinq premiers est leur seule raison de vivre? Avec une marge de 15 point sur le sixième à dix journées de la fin, cette place est déjà assurée.  A moins d'aligner dix défaites de suite et de faire jouer Gervinho sous passeport grec histoire de prendre quelques points de pénalité. Le titre? Bien sûr que Rudi Garcia et ses joueurs y pensent et pas seulement en se rasant ou en s'épilant les sourcils pour Adil Rami. En attendant le OM-PSG de ce dimanche,  Lille a passé la nuit dans la peau d'un leader avec cinq points d'avance sur son deuxième, Rennes.

Loin de ses récitals en mode Barça du 59, le Losc a encore assuré l'essentiel en s'imposant 2-1 à Brest. Un match typique d'un champion en puissance où se combine le génie de Hazard et Gervinho sur l'égalisation et les largesses de Monsieur Ledentu, qui oublie un pénalty aux Brestois à un 1-0 pour eux. On pensait cette équipe trop talentueuse pour avoir un mental de tueur, on se trompait peut-être. Lille a pris de la bouteille et n'a plus besoin d'être brillant pour gagner.

Un double discours

Alors pourquoi les Lillois continuent de nier l'évidence? Comment souvent en sport, il y a le discours pour l'extérieur (blabla la 5e place, Lyon et Marseille sont mieux armés etc) et le discours en interne.  Je n'ai pas planqué de micros dans les vestiaires du domaine de Luchin, mais je suis persuadé que les Lillois parlent de ce titre entre eux.

Pour cette équipe, c'est peut-être l'année ou jamais pour décrocher la timbale avant que les Hazard, Gervinho, Sow voire Cabaye n'imitent Rami et ne fassent leurs bagages. On n'a pas tout les quatre matins de disposer d'une équipe comme celle-ci.  Et cette équipe a une belle gueule de champion.

12:32 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lille, losc, ligue 1

Yoann Gourcuff ne répond plus 17/03/2011 0

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Bien sûr, il ne doit pas porter le poids de la raclée reçus par Lyon à Madrid sur ses seules épaules (3-0). Mais Yoann Gourcuff n'est pas, n'est plus, un joueur comme un autre. Courir comme un fondeur éthiopien et faire preuve de la meilleure volonté du monde ne suffisent plus. Quand on est le meneur de jeu de son équipe et accessoirement son plus gros investissement, il faut être décisif sur une pelouse. Comprendre: réaliser des gestes interdits au commun des milieux défensifs.

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Or sur la pelouse de Santiago-Bernabeu, le Breton a paru flotté dans un costume de maître à jouer dix fois trop grand pour lui. Très loin, trop loin de soutenir la comparaison avec un fantastique Mesut Ozil.  A ne pas tenter, Gourcuff risquait de ne pas rater grand-chose. Il m'a fait l'impression d'un élève à qui on prête quelques dispositions et qui cherche à juste assurer la moyenne. Le pire, c'est sa non-performance de mercredi ne l'a mérite même pas.

Pour ces détracteurs de toujours, la preuve est apportée de son inconséquence. Je n'irais pas jusque là. Je suis persuadé que Yoann Gourcuff reste un excellent footballeur. Il a du ballon, du volume de jeu mais sa lenteur paraît quasi-rédhibitoire pour en faire un joueur hors-norme. Ce genre de garçon qui justifie un investissement de 22 millions d'euros de la part de Jean-Michel Aulas. Yoann Gourcuff n'est-il qu'un très bon joueur de Ligue 1? En ce moment, il n'arrive pas à prouver le contraire.

Remplacer Lièvremont? Oui, mais par qui? 15/03/2011 9

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L'équipe de France de rugby peut-elle s'envoler pour la Nouvelle-Zélande et sa Coupe du monde sans le commandant Marc Lièvremont à bord? A priori, le scénario paraît aussi fumeux que la fin du monde prophétisé par les Mayas pour le 21 décembre 2012. Mais plus souhaitable, c'est mon avis et celui de 99% des amateurs de rugby. Après avoir défendu Lièvremont, j'arrive au constat suivant: l'équipe de France est au 36e sous-sol. Pas d'idée, pas de fond de jeu, aucune ossature qui se dégage, bref on n'a pas avancé d'un centimètre en l'espace de trois ans et demi. Un peu comme Sébastien Chabal contre l'Italie.

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Rennes manque de talent 12/03/2011 3

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Vendredi face à Marseille, le Stade Rennais n’a pas perdu qu’un match (0-2): il a aussi montré ses limites. Jusqu’au coup de boule gagnant de Rémy à la 23e, les Bretons ont plutôt dominé cette rencontre. Le problème c’est qu’une fois mené, on a eu ce sentiment trop familier en Ligue 1 d’une équipe qui maîtrise le ballon sans se créer le début d’une occasion. Les propos de Frédéric Antonetti en disent long à ce sujet.  «Le premier but nous fait du mal. On n’a pas su tenir le 0-0. Il aurait fallu de meilleurs enchaînement techniques pour revenir au score».

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Barcelone - Arsenal: les notes 08/03/2011 4

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Drôle de match. Sans tirer une seule fois au but, Arsenal a bien failli éliminer un Barcelone ultra-dominateur dans ce 8e de final retour de Ligue des champions. Il s'en est fallu d'un contrôle niveau PH de Bendtner pour les Gunners ne réalisent le hold-up de l'année. On pourra toujours crier au scandale sur le second carton jaune de Van Persie, le Barça s'impose 3-1 et c'est un moindre mal. Demandez plutôt à Manuel Almunia.

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Barcelone

Victor Valdès (5,5)RAS ou presque. Et oui, Arsenal n'a pas tiré une seule fois. Ca en dit long sur la domination barcelonaise.

Dani Alves (7) Comme Michael Keaton dans «Mes doubles, ma femme et moi», le Brésilien devait avoir trois clones sur le terrain. L'un est avant-centre, un autre ailier et le troisième met des coups à Nasri.

Busquets  (5,5) Replacé en défense, on a surtout constaté qu'il manquait au Barça en milieu. Il a fait le boulot associé à Abidal ( -1 pour le CSC)

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23:58 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : barcelone, arsenal, notes

«Le foot c'est nul» 06/03/2011 0

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Contre l'invasion de la Premier League sur les antennes de Canal, j'ai toujours défendu notre brave Ligue 1. Avec un argument: «on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas son championnat». Mais il y a des soirs comme ce 5 mars 2011 et cette 26e journée, où je dois me rendre à l'évidence: il faut être masochiste pour passer ses samedis soir devant «ça». «Ca», c'est quatre buts en sept matchs, des entraîneurs qui pensent qu'ils seront traduits devant le TPI s'ils osent faire rentrer un second attaquant et des équipes «bien en place» comme aime à radoter les consultants de Foot Plus.

>> Une triste soirée à revivre en live ici

Samedi soir, j'ai repensé à la banderole déployée par les Sharks, un petit groupe de supporters toulousains en 2008. C'était bref, concis et ça venait du cœur : «le foot c'est nul». Le masochisme et l'amour de son club à ses limites. Personnellement, je suis capable de m'infliger les pires purges du TFC.  Qu'il neige, qu'il vente et que Santander soit titulaire. Mais qu'en est-il d'un spectateur moins impliqué? Et bien, il vaque à d'autres occupations et il a raison.

Je ne vais pas refaire le débat de la formation à la française et des entraîneurs de Ligue 1, mais je constate que la philosophie de jeu de la plupart d'entre eux se résume à bien défendre et à marquer sur un malentendu. «Bien en place», le mantra de notre Ligue 1. Même quand elles attaquent, beaucoup équipes donnent l'impression de d'abord se préoccuper de leur repli défensif. Dans ce sens, le championnat de France est l'un des plus durs au monde. Personne ne s'y ballade, chaque but se mérite. Mais qu'est-ce qu'on s'ennui!

 

13:56 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, ligue 1

Drogba: Marseille tu l'aimes ou tu te tais 02/03/2011 5

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Mardi soir à Stamford Bridge, Didier Drogba a vu la première heure de Chelsea – Manchester United (2-1) depuis le banc de touche. Dimanche, le Daily Mail avançait  que l’attaquant des Blues avait menacé ses dirigeants de quitter le club en fin de saison s’il ne débutait pas cette rencontre (lire ici). Et comme d’habitude, Drogba aurait évoqué Marseille comme point de chute éventuel. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais Didier Drogba aime l’OM, passionnément, à la folie. Il ne rêve que de retrouver la Véldodrôme, de diviser son salaire par deux pour faciliter son retour. Ah, non ça il ne l’a jamais dit.

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