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RIP le french flair? 27/11/2010 3

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«Le french flair est un peu dépassé». Je ne sais pas pourquoi, mais cette petite phrase lâchée par Sébastien Chabal quelques jours après un France-Argentine d’une tristesse insondable m’a renvoyée à Lionel Jospin quand il a eu la faiblesse d’avouer que son programme n’était pas socialistes. «Le rugby est devenu est tellement compliqué», poursuit le barbu. Tellement compliqué, un peu comme la France de 2002 plongée au cœur de la mondialisation, alors autant s’adapter à ses diktats. Et oui, le rugby a changé. Les joueurs courent plus vite, plus longtemps alors que la taille du terrain est restée la même. «Pour voir des essais en première main, il faut regarder du rugby à VII», exagère à peine Christophe Lamaison.

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12:23 Publié dans Rugby | Lien permanent | Commentaires (3)

La France, ce pays où les milieux ne marquent pas 16/11/2010 12

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La dernière fois qu'un milieu défensif (ou relayeur) a marqué en équipe de France, Jacques Chirac donnait encore à manger aux canards de l'Elysée, Lady Gaga était brune et les banques américaines accordaient des crédits à n'importe qui et n'importe comment. Bref depuis ce but de Patrick Vieira contre l'Espagne lors de la Coupe du monde 2006, le monde a changé, les Bleus sont devenus les premiers grévistes de l'histoire du mondial, mais il y une chose qui ne change pas: la France reste le pays où les milieux de terrain restent désespérément muets.

Les spécialistes de ce mal parlent de «syndrome Claude Makekele». Makelele (le type qui a réussi fait croire à tout le monde qu'il était des titres de 98 et 2000) ou zéro but en 71 sélections a fait des petits à la frappe de moineau. Soit des garçons aussi portés sur l'attaque qu'un Amish sur le whisky. De Jérémy Toulalan à Lassana Diarra en passant par Yann M'Vila, le milieu défensif chez les Bleus reste cantonné à la salle des machines. Je récupère, je donne et si possible pas à plus de cinq mètres, il ne faudrait pas que je me fasse engueuler. Et quand ces malheureux s'essayent à une frappe hors de la surface, c'est Franck Sauzée qu'on assassine. Il faudra un jour qu'on m'explique pourquoi le moule s'est cassé derrière lui.

Posséder une grosse frappe de balle serait-il devenu  un critère discriminant pour intégrer l'équipe de France ? Je me pose la question quand je vois que M'Vila (pas un but en pro) compte déjà quatre sélections alors que Yoann Cabaye va peut-être enfin connaître sa première sortie en bleu mercredi contre l'Angleterre. Hérésie au pays de Claude Makelele,  le Lillois sait frapper, plutôt fort,  il a même le bon goût de cadrer et parfois de marquer (27 fois depuis ses débuts en Ligue 1).  Un peu à la manière d'un Lampard ou d'un Meireles pour le Portugal, Cabaye est attiré par la surface adverse et ne se contente pas de tournicoter devant sa défense. Ses saisons ne sont peut-être pas toujours des modèles de régularité, mais il mérite d'être essayé avec les Bleus. L'été dernier, les Allemand ont bien fait rimer récupération et création avec  Khedira et Schweinsteiger. Et si un autre milieu de terrain était possible en France?

21:55 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (12)

Et si on lâchait un peu les arbitres? 06/11/2010 1

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J'avoue,  comme tout supporter il m'est arrivé de pourrir un arbitre. Mes voisins au Stadium en sont témoins.  Mais que celui qui n'a pas invité un arbitre à essayer une position sexuelle que réprouve le Vatican me jette la première pierre. Comme René Girard à Montpellier ou Guy Lacombe à Monaco, moi aussi je suis ainsi persuadé que le TFC «n'est pas arbitré comme les autres». Bref, je suis parano. Il n'empêche, la critique systématique de l'arbitrage m'exaspère. Dans ce domaine, la France a largement rattrapé son retard sur ses voisins. Dans une lettre ouverte adressée à Cyril Linette, patron des sports de Canal +, mes camarades des Cahiers du Foot déplore (ici) «l'importance délirante prise par les polémiques sur l'arbitrage». Exemple à l'appui, les Cahiers observent que le 17 octobre dernier, six des neuf abordés dans le Canal Football Club le sont sous l'angle de l'arbitrage.


Linette a eu le mérite de répondre à ses attaques avec d'en atténuer la portée avec des arguments recevables (ici). Reste qu'on assiste tous les week-ends ou presque à une enfilade de polémiques stériles sur des histoires de pénaltys, de mains plus ou moins volontaire ou de but refusés pour des hors-jeu de 2,4cm.  Comme je suis très mauvais en math, j'ai arrêté de compter les «ils sont nuls» de Pierre Menès. Denis Balbir sur Europe 1, Christophe Dugarry, Guy Roux toujours sur Canal ou Rolland Courbis sur RMC Info ne donnent pas leur part aux chiens également.

D'accord, les arbitre français commentent des erreurs, exaspèrent parfois par leur excès d'autoritarisme et n'accordent  pas assez de pénalty à Toulouse. Mais les désigner comme unique acteur d'une victoire ou d'une défaite finit par devenir insupportable. Un match ne se résume pas à un coup de sifflet malheureux. Quand Loïc Rémy marque après avoir - peut-être - commis une faute sur Grégorini, il reste encore une heure de jeu à Nancy pour égaliser. Et Arles-Avignon n'est pas dernier à cause d'un but injustement refusé. En concentrant analyses et critiques d'un match sur l'arbitrage, on passe juste à côté de l'essentiel: le jeu. Je préfère encore dix fois m'interroger sur la compatibilité d'Erding et Hoarau dans l'attaque du PSG que sur les erreurs de Monsieur Chapron.


Comme on dit : «un bon arbitre est un arbitre qu'on ne voit». Ca serait peut-être plus simple si certains ne passaient 90 minutes les yeux braqués sur eux.

00:21 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (1)

La Ligue Europa ce n'est pas pour les chiens 04/11/2010 2

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Le football français n'aime pas la Ligue Europa et cette dernière lui rend très bien. Appelez-la Ligue Europa ou Coupe UEFA, toujours est-il qu'on cherche encore le nom d'un club français au palmarès. Et on n'est pas prêt de le trouver vu le dédain de nos clubs pour cette compétition. C'est vrai que du haut de ses deux victoires en Coupe d'Europe en 65 ans, le foot tricolore peut se permettre de jouer au blasés (au passage des pays comme la Belgique, le Portugal, l'Ecosse ou l'Ukraine font mieux).

Et chaque année, il faut subir ce discours petit bras de la part de dirigeants et entraîneurs. «Mais on n'a pas l'effectif nécessaire pour jouer sur tous les tableaux.  Et la Ligue Europa c'est le jeudi et le jeudi ce n'est pas pratique pour bien récupérer avant le match du dimanche. Et puis les matchs sont diffusés sur W9 et Direct 8».  Pourtant quand je vois Fulham se hisser en finale la saison dernière, j'ai tendance à me dire qu'un club français pourrait en faire autant. Mais non. Quand une formation française prend la porte en Ligue Europa, c'est tout juste si elle n'organise pas une parade en ville et paye le champagne à ses supporters.


Mais vous comprenez, si Marseille a été champion de France c'est grâce à l'élimination face à Benfica. Et Lille a raté sa qualification en Ligue des champions pour avoir lâché bêtement des forces en essayant d'éliminer Liverpool.  D'ailleurs, les Lillois en sont tellement persuadés qu'ils évitent d'aligner leurs meilleurs joueurs cette saison. Pour l'instant, le PSG paraît plus concerné. Mais jusqu'à quand? Il suffit que les Parisiens se retrouvent à proximité du podium à l'approche du printemps (ou au bord de la relégation, on ne sait jamais avec le PSG) pour que la Ligue Europa soit passée par pertes et profits. Tant pis, il reste toujours la Ligue des champions pour se rattraper. Ah, ah...

PS : Par pudeur j'ai préféré ne pas évoquer les prestations de mon TFC dans cette compétition.

11:11 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : football, ligue europa