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TFC, dix ans et des poussières 26/09/2010 5


Il y a dix ans le TFC a failli crever. Plus personne ne voulait du canard boiteux du foot français, relégué en D2 avec son maillot Ola, son armée mexicaine de ringards venus toucher leur chèque, la clique des Rubio et Labattut avait mené le club au bord du dépôt de bilan.  Je me souviens avoir dit à mon oncle un jour lors d'un trajet en voiture : «Tu te rends compte, je ne verrais peut-être plus le TFC en 1e division d'ici mes 40 ans». J'avais 18 ans et je ne laissais dire à personne qu'il s'agissait du plus bel âge pour aimer ce club.


Dix ans plus tard, mon TFC dispute sa huitième saison consécutive en Ligue 1. D'accord, les virages ne sont pas toujours pleins (ou alors juste pour voir l'OM), la qualité  de jeu est aléatoire, Gignac est remplacé par un sorte de 3e ligne paraguayen de 19 ans, Alain Casanova croit qu'Interpol lancera un mandat d'arrêt s'il aligne deux attaquants et on encaisse toujours les sempiternels «de toute façon Toulouse c'est une ville de rugby».

Mais peu importe. En dix ans, on a connu l'Europe à deux reprises (d'accord on a été ridicule), il y a eu ce 3-1 contre Bordeaux avec ce triplé d'Elmander  qui nous propulse un peu par hasard en Ligue des champions (le plus beau match de l'histoire du foot ou pas loin), un des meilleurs centre de formation français a donné des Congré, Sissoko et Capoue. On a aussi pleuré avec les contrôles du tibia de Nicolas Dieuze, on a aimé Nicolas Dieuze quand il criait au complot avec son histoire de «radio PSG»,  on a pourri puis adulé Gignac et son postérieur, on a connu Fauré enchaîné les pions à Ernest-Wallon, le Stadium a manqué d'exploser avec AZF, Fodé Mansaré et Issou Dao ont pété la malléole du maire de l'époque, Jean-Luc Moudenc, en le jetant dans la piscine des vestiaires et Bryan Bergougnoux a pris quinze kilos entre son  arrivée et son départ.

Sans Olivier Sadran, on n'aurait jamais connu tous ces moments. Certains peuvent se moquer de son côté Jean-Michel Aulas du pauvre, reste qu'il a sauvé le TFC et tenu cette promesses qu'il faisait en juin 2000 sur le plateau de France 3 Midi-Pyrénées: «redonner une âme à ce club». Pour l'occasion, le club a commandé un documentaire retraçant cette jeune histoire. Un peu formel et classique, il a au moins le mérite de nous montrer le chemin parcouru. Et ça, c'est déjà énorme.

Pour la route, je ne peux pas m'empêcher de poster la chanson définitive sur le TFC par Lecube. Je rêve un  jour que le Stadium la reprenne en cœur. On peut toujours rêver.

22:05 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Pour avoir vu le match d'hier, notre ami Fréderico "Racing" Santander a 1 beau potentiel, se bat sur tous les ballons (Daniel Braaten si tu lis ce message ...) et son physique de 3ème ligne a bien gêné Rami. Après s'il commence à cadrer quelques frappes, la réussite devrait suivre.

Pas mal cette hymne, faudrait soumettre l'idée aux Indians pour la voir 1 jour reprise par tout le Stadium (ou presque).

Écrit par : cfauré | 27/09/2010

Cfauré, j'ai rien contre ccanto, mais comme 99% des Toulousains je ne parle pas occitan. Soumettons l'idée à nos amis des Indians. On peut aussi avoir deux hymnes.

Écrit par : Alexandre | 28/09/2010

Après s'il commence à cadrer quelques frappes, la réussite devrait suivre.

Écrit par : ugg boots | 29/09/2010

Effectivement, il y a la place d'avoir 2 hymnes : 1 chant traditionnel et 1 autre plus moderne, plus péchu.

Suite au film sur les 10 dernières années, il y a aussi 1 reportage sur les grands attaquants du Tef' dont Cédric Fauré http://www.dailymotion.com/video/xc6x8n_quatre-buteurs-au-top_sport

Écrit par : cfauré | 29/09/2010

Toujours jouissif de te lire quant tu t'épanches sur le téfécé.

Écrit par : é1000 | 02/10/2010

Les commentaires sont fermés.