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Comment j'ai adopté Monfils 19/09/2010 0

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La France est en finale de la Coupe Davis et peut dire merci à Gaël Monfils. Trois points en trois matchs, la Monf' a tordu sur son passage des gars comme Kohlschreiber, Ferrer et Nalbandian. Merci et respect.  Mais il faut avouer, Gaël Monfils me tapait un peu sur les nerfs à ses débuts. Trop de show,  du physique plus que de la technique, un revers qui pique les yeux et le souvenir de cette branlée contre Canas pour son premier Roland-Garros après une arrivée sur le court digne d'un boxer sur le retour à Las Vegas.  Autant d'éléments pour crier à la hype sans lendemain. Et puis, j'ai toujours eu un faible pour Richard Gasquet. Une histoire d'accent et de revers sans doute.


Cinq ans plus tard, je dois réviser mon jugement. Monfils gagne à être connu et supporté. Derrière le déconneur qui roule des mécaniques se cache un personnage attachant, un type qui doute et ne cherche pas à passer pour un de ces robots qui arpentent le circuit ATP.  Bien sûr, le joueur hésite  parfois entre le grandiose et le n'importe quoi, mais au moins il ne laisse pas indifférent. Et en sport, il n'y a rien de pire que l'indifférence. Gaël Monfils pourrait d'ailleurs reprendre à son compte cette phrase tirée de la passionnante autobiographie de Laurent Fignon: «Le cyclisme est un art vivant, les cycliste qui  l'oublient sont déjà en léthargie». Et la léthargie c'est quand-même très chiant à regarder.

11:06 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tennis, gael monfils

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