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Le festival d'Arles-Avignon c'est pas du off 18/09/2010 0

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Marcel Salerno a réussi un sacré tour de force il faut reconnaître.  Ces derniers jours,  Arles-Avignon a mangé médiatiquement le voisin marseillais (qu'il reçoit samedi) et tout cela sans l'aide des scénaristes de «Plus belle la vie». Cette performance, le promu la doit surtout à son président. Arrivé à la tête du club en juin dernier, Salerno a commencé par mettre à la porte Michel Estevan pour mieux le reprendre par la suite. Estevan au passage, c'est juste l'entraîneur qui a hissé le club de la CFA2 à la Ligue 1 en cinq ans. Un détail. Rudi Garcia a connu la même mésaventure la saison dernière, mais l'ACA n'est pas le Losc et Salerno a fini par avoir ce qu'il désirait depuis le départ: le scalpe d'Estevan. Si on ajoute la démission de l'adjoint Robert Duverne (pas son été décidément l'ami Robert), ces cinq défaites en cinq matchs, ces 18 recrues qui s'entassent et doivent se parler en Esperanto, on a comme l'impression d'assister à un suicide en direct avec accent et cigales.

>> Retrouvez ma très mauvaise imitation de Michel Estevan dans le dernier Friday Sport


Mais faut-il être étonné? On parle quand-même d'un club qui a grandi trop vite, d'un club né de l'union improbable de deux villes séparées de 80 kilomètres, d'un club qui devait tout à son entraîneur. Michel Estevan a peut-être ses défauts et ses torts dans l'affaire (je pense à la mise à l'écart de Benjamin Psaume l'un des principaux artisans de la montée en L1), mais il faut reconnaître une chose : Arles puis Arles-Avignon c'était lui. Maintenant, Marcel Salerno dispose enfin d'un club de Ligue 1 pour lui tout seul. Qu'il en profite, car ça risque ne pas durer au-delà de cette saison. Après, rien ne l'empêche de toujours s'amuser à recruter à tour de bras à partir de la base de données de Football Manager 2004 en Ligue 2.

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